« Jamais je ne braderai les richesses de la Rdc », affirme F. Tshisekedi
Dans son discours, Félix Tshisekedi a constaté que sur les réseaux sociaux, dans les discours politiques ou à travers des images fabriquées de toutes pièces, des outils d’intelligence artificielle sont utilisés avec une sophistication croissante pour semer la confusion, nourrir le doute et déstabiliser les esprits.
Certes, l’intelligence artificielle est une révolution technologique qui transforme notre monde à une vitesse fulgurante, car elle offre des opportunités extraordinaires pour les médias : des outils pour analyser des données complexes, pour produire des contenus plus rapidement, ou encore pour atteindre un public plus large. Mais elle comporte aussi des risques majeurs, notamment celui de la désinformation.
Ces dernières années, notre pays a été la cible des fake news, de deepfakes et des campagnes de désinformation, souvent orchestrées par des acteurs extérieurs, visant à minimiser les crimes commis contre notre peuple et détourner l’attention de la communauté internationale, à alimenter la méfiance envers les institutions de la République, à attiser les divisions au sein de nos communautés locales et affaiblir notre cohésion nationale.
En illustration de mon propos, je ne peux passer sous silence les nombreuses manipulations médiatiques autour du partenariat stratégique en cours de finalisation entre la République Démocratique du Congo et les États-Unis d’Amérique, concernant la valorisation de nos minerais critiques. Certains discours, parfois relayés sans vérification par une partie de la presse, évoquent à tort un prétendu bradage de nos ressources naturelles. Ces allégations sont non seulement infondées, mais relèvent souvent de campagnes orchestrées pour affaiblir notre souveraineté économique et miner les efforts de repositionnement stratégique de notre pays sur la scène mondiale.
« Je tiens ici, devant vous, à réaffirmer solennellement ce que j’ai toujours défendu : jamais je ne braderai les richesses de la République Démocratique du Congo. J’en ai fait le serment devant la Nation, et je m’y tiendrai jusqu’au bout. J’en appelle donc à la conscience des journalistes : dans un contexte aussi sensible, votre responsabilité est immense. Veillez à toujours croiser vos sources, à vous rapprocher des canaux officiels d’information, et à ne jamais vous faire, même involontairement, les relais des ennemis de la Patrie. La liberté d’informer est sacrée, mais elle exige, plus que jamais, rigueur, éthique et loyauté envers la vérité et l’intérêt supérieur de notre Peuple », conseille-t-il.
