Joe Biden se retire de la course à la Maison Blanche : « ce fut le plus grand honneur de ma vie d’être votre président »

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Joe Biden jette finalement l’éponge ce 21 juillet 2024. C’est ce qu’il annonce dans une lettre publiée sur son compte « X ».

« Ce fut le plus grand honneur de ma vie d’être votre président. Et même si j’ai eu l’intention de me faire réélire, je crois qu’il est dans le meilleur intérêt de mon parti et du pays que je me retire et que je me concentre uniquement sur l’accomplissement de mes fonctions de président pour le reste de mon mandat. Je parlerai à la Nation plus tard cette semaine plus en détail de ma décision. », écrit-il notamment dans ce courrier adressé à ses concitoyens.

Un chemin de campagne semé d’embûches

Sa position devenait de plus en plus compliquée à tenir. Après un débat catastrophique en juin dernier, qui a vu le Président américain bafouiller, se tromper face à un Trump agressif et sûr de lui.

Après les erreurs nombreuses, notamment lorsqu’il s’est trompé de nom, appelant Volodymyr Zelenski, président ukrainien, Vladimir Poutine et après de nouveaux ennuis de santé, de nombreuses voix, y compris chez les démocrates les plus fidèles, s’élevaient depuis plusieurs semaines pour demander à Joe Biden de se retirer de la course à la présidentielle de novembre prochain.

Beaucoup estimaient que sa candidature ne ferait plus le poids face à un Donald Trump renforcé par les bourdes de Biden mais aussi par sa tentative d’assassinat, début juillet. Il fallait donc agir, et surtout avant la convention destinée à désigner officiellement les candidat(e) s président(e) et vice-président(e) démocrates qui se déroule du 19 au 22 août prochain à Chicago.

Confiné depuis plusieurs jours à cause du Covid, Joe Biden avait pourtant affirmé qu’il allait revenir dans la campagne en soulignant qu’il avait obtenu des millions de votes lors des primaires de son parti. Mais selon l’agence Reuters, qui cite des proches du président américain, la question de son départ le taraudait depuis quelques semaines. Selon le New-York Times, la Vice-Présidente américaine, Kamala Harris, a convoqué il y a quelques jours, une réunion de dernière minute avec un certain nombre de donateurs importants du parti démocrate. Le sujet abordé lors de la réunion n’a pas été dévoilé mais certains estimaient qu’il ne pouvait y avoir que deux raisons à cette réunion : rassurer les donateurs du parti dans leur soutien à Biden, ou se placer comme remplaçante du président.

Le nom du candidat ou de la candidate qui le remplacera lors de cette convention, et qui tentera donc de faire barrage à Donald Trump dans quelques mois n’est pas encore connu.

Et maintenant ?

La première question que l’on se pose est : que deviendra « le trésor de guerre » amassé par le duo Biden-Harris lors de leur campagne ?

Selon une estimation d’USA Today, à la mi-juillet 2024, Joe Biden et Kamala Harris disposeraient pour leur campagne de 240 millions de dollars. Mais, toujours selon ce quotidien, il est difficile de savoir ce que deviendrait ce « trésor de guerre » si Joe Biden abandonnait la course, parce que cela ne s’est jamais produit de façon similaire auparavant.

Le Comité national démocrate dispose aussi de fonds, qui pourraient être utilisés pour soutenir la campagne du « ticket présidentiel » qui sera désigné lors de la convention du mois d’août. Le Super PAC qui soutient Joe Biden, « Future Forward » disposait fin mai de plus de 90 millions de dollars. Comme les Super PAC sont censés être indépendants des candidats et candidates, Joe Biden n’a officiellement rien à dire sur la façon dont cet argent serait dépensé au cas il se retirerait. Les gestionnaires de Future Forward pourraient décider de soutenir un(e) autre candidat(e) à la présidence, ou transférer les fonds à un autre Super PAC, ou même rembourser l’argent aux donateurs.

Rtbf

Les Etats-Unis accordent 30 jours à l’Iran pour vendre son pétrole déjà chargé en mer Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement, pour une durée de 30 jours, les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé en mer, afin de pallier la pénurie d’approvisionnement due aux interruptions du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette licence générale, délivrée par son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne déjà chargés à bord de navires à compter de vendredi. Les transactions visant à assurer l’accostage et le mouillage en toute sécurité des navires concernés, à préserver la santé ou la sécurité des membres d’équipage, à effectuer des réparations d’urgence ou à protéger l’environnement, ainsi que divers services, sont également autorisées. Il convient de noter que les transactions autorisées par cette licence comprennent l’importation aux Etats-Unis de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne. « Cette autorisation temporaire et à court terme est strictement limitée au pétrole qui est déjà en transit et n’autorise pas de nouveaux achats ni de nouvelle production », a précisé vendredi le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un message publié sur X. L’Iran aura du mal à accéder aux recettes générées et les Etats-Unis continueront d’exercer une pression maximale sur l’Iran et sur sa capacité à accéder au système financier international, a-t-il ajouté. Washington a déjà assoupli ses sanctions visant le pétrole russe et vénézuélien, parallèlement à la mise à disposition coordonnée des réserves conflit un Etats-Unis, Israël et l’Iran dure depuis trois semaines et perturbe gravement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole transitant par cette voie ayant chuté à moins de 10% de leur niveau d’avant le conflit.

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