Kabare : L’hôpital général de Nyantende pillé
La tension sécuritaire s’intensifie dans le groupement de Mumosho, en territoire de Kabare, où la Société Civile locale dénonce une recrudescence inquiétante des violences armées. Le dernier incident en date, survenu mardi 15 juillet 2025, illustre une fois de plus la vulnérabilité des habitants de Nyantende. À 19h20, l’Hôpital Général de Référence a été pris pour cible par un groupe d’hommes armés, munis de fusils, haches et machettes. Après avoir pénétré de force dans les installations, ces assaillants ont blessé à la machette des médecins de garde, dont un docteur, avant d’emporter argent, téléphones, ordinateurs et autres biens de valeur.
Le drame ne s’est pas limité à l’hôpital. Dans la même soirée, plusieurs familles voisines ont été attaquées.
Deux pères de famille ont été séquestrés et blessés par balles et machettes.
Dans une autre famille un homme a reçu une balle à la jambe. Si aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, les dégâts matériels sont considérables et les victimes gardent des séquelles physiques et psychologiques.
Ce nouvel épisode d’insécurité plonge les habitants dans une peur permanente. La répétition des attaques nourrit un sentiment d’abandon et fragilise davantage la cohésion sociale. Pour la Société Civile de Mumosho, il s’agit d’un véritable « crime communautaire » qui risque d’aggraver l’exode rural, déjà amorcé dans la région. Des familles entières envisagent de quitter leurs terres pour échapper aux violences récurrentes, accentuant ainsi la précarité économique et sociale du territoire de Kabare.
Face à cette situation alarmante, la Société Civile appelle avec insistance les autorités politico-militaires et administratives à agir sans délai. Une réponse ferme et coordonnée est indispensable pour restaurer la sécurité et redonner confiance aux habitants. Dans un contexte où l’Est de la RDC traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire, l’inaction des pouvoirs publics face à cette criminalité endémique ne ferait qu’alimenter un cycle de violences sans fin.
