Kabare/Sud-Kivu : Trois élèves blessés par balles perdues dans une salle de classe à Mudaka

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La quiétude de l’école primaire Murhesa a été brisée ce jeudi 04 décembre 2025. Des balles perdues, tirées lors d’affrontements entre l’AFC/M23 et les combattants Wazalendo, ont atteint plusieurs élèves en plein cours. La peur et le chaos ont envahi Mudaka, à 15-30 km au nord de Bukavu.

Le territoire de Kabare, déjà fragilisé par l’insécurité, a vu la violence frapper là où on l’attendait le moins : dans une salle de classe. Trois enfants sont gravement touchés, tandis que toute la communauté locale se mobilise pour contenir le drame.

L’après-midi de ce jeudi s’annonçait ordinaire pour les élèves de l’école primaire Murhesa. Les enseignants venaient de commencer leur cours quand des tirs nourris ont éclaté dans les rues avoisinantes. « Nous avons entendu des coups de feu répétés, c’était terrifiant ! Les enfants se sont jetés au sol, mais certains ont été touchés », raconte Mme Kanyange, enseignante à l’école. La panique a été immédiate, et le vacarme des armes a résonné jusqu’au cœur de la salle de classe.

Dans le tumulte, trois élèves ont été frappés par des balles perdues. Ils ont été transportés en urgence dans des structures médicales locales. « C’est un miracle qu’ils soient encore en vie. Nous avons fait tout notre possible pour les stabiliser avant leur évacuation », confie un infirmier du centre de santé de Mudaka. La communauté locale, choquée, se mobilise pour soutenir les familles des victimes.

Les témoins racontent une scène de chaos total. « On voyait les enfants pleurer, courir, chercher refuge sous les tables et les bureaux », se souvient un parent présent à proximité de l’école. Les habitants dénoncent le manque de sécurité dans cette zone déjà sensible aux affrontements armés entre groupes rebelles.

Les affrontements entre l’AFC/M23 et les combattants Wazalendo s’intensifient depuis plusieurs semaines dans la région. « Nous ne pouvons plus continuer à vivre dans la peur. Les enfants devraient être protégés, pas pris pour cible par des conflits qui ne les concernent pas », s’indigne un leader communautaire local. La tension reste palpable, et les autorités sont appelées à intervenir rapidement pour sécuriser les écoles et les quartiers environnants.

Face à cette tragédie, certains élèves racontent leur peur avec des mots simples mais poignants. « J’ai cru que j’allais mourir, j’avais très peur », confie Jean, élève de 10 ans. Son témoignage illustre la fragilité des enfants face à la violence armée, et la nécessité d’une réaction rapide des forces de sécurité pour prévenir de futurs drames.

La population de Mudaka, bouleversée, réclame justice et protection. Les familles des victimes restent aux côtés de leurs enfants, tandis que les écoles et associations locales tentent de rétablir un semblant de normalité. Les événements de ce jeudi rappellent que la paix et la sécurité restent des objectifs cruciaux dans le territoire de Kabare et dans tout le Sud-Kivu.

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