Kamanyola : Des signes de malnutrition détectés chez les déplacés
La cité de Kamanyola, nichée entre les collines verdoyantes du Sud-Kivu, vit aujourd’hui au rythme de la peur, de la faim et de la maladie. Suite à la progression brutale des combats entre les forces armées congolaises et les rebelles du M23, cette région frontalière avec le Rwanda a été lourdement touchée.
Des milliers de familles déplacées ont été contraintes de fuir, et les rares qui sont revenues chez elles n’ont retrouvé que ruines, champs saccagés et famine rampante. Dans cette région jadis prospère, la désolation s’est installée, aggravée par la montée alarmante de maladies comme la rougeole et la malaria.
Conditions précaires, sans accès à la nourriture, ni aux soins
Les récits poignants de retour à la maison sont marqués par la perte et le désespoir. Des femmes et des enfants affaiblis, des familles vivant dans des conditions précaires, sans accès à la nourriture, ni aux soins. Une habitante confie avec douleur : « Nous sommes revenus pour ne rien retrouver. Nos champs sont détruits, nos maisons pillées, et nos enfants tombent malades sans que personne ne vienne à notre secours ». Cette détresse s’est encore accentuée avec l’effondrement du système de santé local, devenu inaccessible à la majorité des habitants. Le simple fait de se faire soigner est aujourd’hui un luxe que bien peu peuvent s’offrir.
Face à cette crise humanitaire, l’heure n’est plus aux discours mais à l’action. Le peuple de Kamanyola, meurtri mais digne, a besoin d’une réponse urgente et coordonnée : une aide alimentaire massive, des soins médicaux gratuits et accessibles, et surtout un cessez-le-feu durable.
Il est temps que la solidarité internationale se manifeste, que les autorités prennent la pleine mesure de cette tragédie, et que la paix revienne dans cette région où l’on ne demande rien d’autre que le droit de vivre en sécurité et dans la dignité.
