Le Bureau des Inspecteurs des Droits de l’Homme (BIDH-RDC) appelle les autorités compétentes à faire toute la lumière sur la mort d’un motocycliste survenue en août dernier dans la commune de Kasa-Vubu. L’organisation plaide également pour un meilleur encadrement des agents de la brigade urbaine de Transcom.
Dans un communiqué publié le 11 octobre 2026 à Kinshasa, le Bureau des Inspecteurs des Droits de l’Homme (BIDH-RDC) a exprimé ses préoccupations concernant les méthodes d’intervention de la nouvelle brigade urbaine de Transcom, chargée notamment du contrôle de la circulation dans la capitale congolaise.
L’organisation de la société civile déplore particulièrement le décès d’un motocycliste à Kasa-Vubu, dont les circonstances exactes et les éventuelles responsabilités resteraient, selon elle, à clarifier plusieurs mois après les faits. Elle estime qu’une enquête sérieuse et impartiale est nécessaire pour établir la vérité et permettre à la famille de la victime d’obtenir des réponses.
Au-delà de ce drame, le BIDH-RDC soulève des questions sur le recrutement des agents de cette brigade, leur discipline professionnelle et leur préparation aux missions qui leur sont confiées. Pour l’organisation, les interventions sur la voie publique doivent être assurées par des agents compétents, correctement formés et respectueux des droits fondamentaux.
L’organisation réclame des mesures concrètes
Face à ces préoccupations, le BIDH-RDC demande aux autorités d’accélérer les investigations sur le décès du motocycliste et de communiquer sur les suites judiciaires et administratives de l’affaire, dans le respect de la loi.
Il préconise également une révision des critères de sélection des agents ainsi qu’une formation obligatoire en matière de droits humains, de sécurité routière, de déontologie et de gestion des conflits. Le renforcement du contrôle hiérarchique et des sanctions disciplinaires figure aussi parmi ses principales recommandations.
Dans sa mise en garde, l’organisation estime qu’un manque de formation, de supervision et de mécanismes de redevabilité pourrait favoriser les abus et exposer davantage la population aux risques. Elle précise toutefois que sa démarche ne vise pas à entraver le travail des services de circulation, mais à promouvoir leur professionnalisation et leur respect des règles légales.
Signé par son manager national, Patrick Opola Mupasa, le communiqué rappelle que les missions de maintien de l’ordre et de régulation de la circulation doivent avant tout garantir la sécurité des citoyens.
Le BIDH-RDC exhorte ainsi les autorités compétentes à prendre les mesures nécessaires pour établir les responsabilités éventuelles dans le drame de Kasa-Vubu et prévenir de nouveaux incidents à Kinshasa.
Corinne Ontande
