Kinshasa: Le prix du sac de maïs de 100 Kg connaît une baisse de 25% 

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La lutte contre la vie chère que mène le Vice-Premier Ministre, ministre de l’Economie nationale depuis sa nomination continue à produire ses effets sur terrain. Parmi les produits choisis par rapport à ce combat, figure le maïs dont le prix a connu une baisse de 25% à Kinshasa depuis que semaines. Ce constat a été fait par une équipe d’agents du ministère de l’Economie nationale dépêchée, samedi 31 mai, aux différents marchés de Kinshasa.

Au marché de la Liberté (Est de Kinshasa), un sac de 100 kg de maïs qui se vendait entre 200.000 FC et 180.000 FC et la semaine passée, se négocie aujourd’hui entre 150 et 140.000 FC. Selon des témoignages recueillis auprès des vendeurs, cette baisse est due à la surabondance du maïs sur le marché. « La production a augmenté à Masi-Manimba, à Kikwit, à Bulungu ou Kolokoso, dans les provinces du Kwilu et du Kwango où nous allons nous approvisionner », a reconnu Mme Chantal, une vendeuse du marché Liberté de la commune de Masina.

Cependant, ont avoué certains commerçants, ce prix pouvait être encore plus bas s’il n’y avait pas une multitude de barrières sur la Nationale n°1. « Entre 316 et la ville de Kinshasa, il y a au moins plus de cinquante (50) barrières », a décrié M. Masasu, commerçant de son état.

Gérant d’un gros camion qui fait le tronçon entre Kinshasa et Kikwit, Crispin Badume reconnaît avoir dépensé près de 700 dollars pour payer aux différentes barrières. Ce dernier s’est demandé de la destination que prennent ces montants faramineux que les gros véhicules paient à la bascule installée au niveau du village Menkao, situé dans la commune de Maluku.

De son côté, l’équipe qui s’est rendue aux marchés Luza, au quartier Mombele, commune de Limete et celui de Matete dans la commune qui porte son nom, a fait le même constat. Mais deux tendances s’y dégagent : baisse et non baisse chez les vendeuses

Au marché Luza, l’équie du ministère de l’Economie nationale a également observé une baisse. Un sac de maïs qui se vendait à 250.000fc en provenance du plateau de Bateke, se négocie aujourd’hui à 200.000 Francs congolais. Cette baisse s’est répercutée sur la vente par unité notamment : un Ekolo de grain de maïs vendu auparavant à 5.000fc se négocie entre 3.500fc-3.000fc.

Au marché de Matete, pour certaines commerçantes, il y a baisse légère de 2% : de 2 000fc à 1 800fc/la mesurette de grain de maïs. Pour d’autres, aucune baisse n’est envisagée, du fait de la spéculation sur les prix de ce produit.

 

Afflux de la marchandise sur le marché

Par ailleurs, l’équipe d’agents du ministère de l’Economie nationale a noté que pour les commerçantes qui s’approvisionnent au plateau de Bateke, la baisse est due à un afflux de la marchandise sur le marché. « Ce qui a, naturellement, occasionné cette baisse », a indiqué Mme Célestine Munga, vendeuse dans ce marché. Pour celles qui s’approvisionnent au Grand Kasaï, « les barrières et le prix du transport conditionnent la baisse moins rapide du prix de grain de maïs ».

Dans l’entretemps, au marché Matadi Kibala, à l’Ouest de la Capitale, l’équipe a observé une baisse de près de 25% sur les prix de maïs. L’abondance et l’approvisionnement régulier du produit sur le marché a occasionné cette baisse.

« Devant cette surabondance, tout le monde cherche à vendre rapidement le trop plein de sa marchandise pour repartir acheter. Nous nous approvisionnons au Kongo Central », a expliqué Mme Esther Kabendi, vendeuse de maïs à ce marché. Mais, regrette-t-elle, « les coûts du transport qui restent inchangés, les tracasseries administratives et policières mettent en mal nos gains ».

Il en de même au rond-point Ngaba où affluent vendeurs et acheteurs de cette céréale très prisée par les ménages. Le maïs a connu une baisse sensible où un sac, en provenance du Kongo central, se négocie désormais à 185.000 contre 220.000 FC quelques jours plutôt. La mesurette (ekolo) est passé de 3 000 à 2500, voire 2.300 pour certaines vendeuses qui cherchent à rapidement écouler leur marchandise.

Signalons enfin que chaque commerçante fixe son prix, selon sa source d’approvisionnement.

Willy K.

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