La hausse générale de prix est un appauvrissement de la population
Dans un régime de concurrence imparfaite, le prix d’un bien est déterminé par la rencontre entre l’offre et la demande de ce bien. Un bien qui existe en quantité illimitée n’a pas de prix. On parle d’un bien gratuit offert par la nature. Si vous entrer dans une forêt vierge pour cueillir des mangues, vous n’allez rien payer.
Trois ou six mois, il pourra avoir une récolte mais n’a rien payé sinon sa force physique ou ses biceps. Le prix d’un sac de riz ou d’arachides dépendra des lois du marché. Plus un bien est rare, plus élevé sera son prix
L’effet de substitution, c’est le fait de modifier le choix des aliments de base à cause de la hausse de prix un consommateur x, qui était habitué à acheter du poulet, va changer de goût pour migrer vers une courbe d’indifférence qui lui procure un faible degré de satisfaction, par exemple manger du Fufu avec les Matembele. Il aura tendance à acheter les biens giffen ou biens inferieurs.
Dans un pays comme la Rdcongo où 80% de la population urbaine vit avec moins de dix dollars par jour, la hausse de prix d’un bien est ressentie comme un appauvrissement qui produit deux effets: l’effet de revenu et l’effet de substitution. Ce sont les pauvres qui deviennent de plus en plus pauvres
Toutes les personnes qui appartiennent à la classe aisée, ou qui sont situées dans une tranche de revenu supérieur à 5000 dollars par mois comme les Inspecteurs de finances ou des impôts, ne vont pas sentir les effets de la hausse, parce que l’utilité marginale de dix dollars pour est de zéro degré.
Son revenu mensuel est resté inchangé. Ce travailleur doit revoir son calcul pour combler la hausse. Son pouvoir d’achat a diminué à cause de la hausse de prix.
L’effet de revenu. Prenons un travailleur qui touche cent dollars par mois, et qui se procurait un sac de semoule à 25 dollars. Le sac est passé de 25 dollars à 39 dollars.
Dans un régime de concurrence pure et imparfaite, le pouvoir public est appelé à réguler les prix pour protéger le pouvoir d’achat des ménages. Cet exemple est valable mutatis mutandi pour le prix de transport urbain qui ne cesse d’augmenter.
Alex Tutukala Kibambe, Journaliste économique



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