Il aura fallu qu’une pluie innocente et anodine s’abatte sur Kinshasa pour exposer au grand jour les failles de la gestion du secteur des transports. Cette pluie a donc été la goutte d’eau qui fait déborder le vase et a fait de sorte que les transports en commun soient perturbés, empêchant ainsi les travailleurs et autres débrouillards à se rendre dans leurs lieux de travail. Dans une ville de Kinshasa où tout est prioritaire, il y a un danger que la ville ne soit paralysée un jour !

Dans une mégalopole comme Kinshasa, n’ayant aucun système de transport en commun, les autorités se rabattent sur des privés qu’ils tracassent à longueur des journées. Tenez, pendant que pratiquement toutes les routes sont en réhabilitation, c’est le moment que choisit le pouvoir en place pour procéder à une série de contrôles.

Pire encore, c’est la rentrée scolaire qui exige aux enfants d’aller à l’école, pour préparer leur avenir. C’est donc le moment trouvé par le pouvoir public pour déclencher le contrôle des permis de conduire, le contrôle technique, … sans oublier la fourrière qui tourmente les chauffeurs dans une capitale prête à exploser et n’ayant même pas des parkings publics et privés connus.

Si tout le monde salue de deux mains la réhabilitation des infrastructures routières, le hic est le rythme prend ces travaux. A ce jour, personne ne connaît la durée des travaux des routes, au grand préjudice de la population qui ne sait plus à quel saint se vouer. Des travaux sont entreprises çà et là, des avenues sont bloquées, pas de routes de contournement, le tout dans un chaos qui ne dit pas son nom.

Un contexte qui conduit à l’enclavement de certaines communes et complique la circulation, obligeant motards et chauffeurs à la sauvette à improviser les trajets et les montants à payer. Dans un flou artistique de ce genre, comment savoir si les prix fixés par tels motards sont vrais ou faux ? Dans tout cela, la population semble être abandonnée par un pouvoir impuissant.

Si ce régime n’est pas responsable de tous les péchés d’Israël, il est toutefois redevable par le principe de continuité des services publics de l’Etat. La Rdc, c’est pratiquement le seul pays au centre de l’Afrique à ne pas favoriser l’intégration routière ou fluviale, à cause des infrastructures qui font cruellement défaut.

Kinshasa a besoin des routes principales modernes, mais aussi des routes de contournement. Il a besoin des systèmes de transport pour tenter de rattraper les retards. Contrairement à d’autres pays n’ayant même pas assez de richesses, la Rdc constitue un paradoxe qui étonne plus de mille personnes.

Nombreux sont des Congolais et étrangers qui ne comprennent plus pourquoi les choses ne bougent pas à Kinshasa ? Pourquoi Kinshasa est incapable de mettre en place des solutions efficaces qui mettront définitivement fin à ces désordres constatés ? Il ne se passe pas un jour sans que les autorités congolaises très haut placées voyagent. Après ces voyages supportés par le Trésor public, qu’est-ce qui change ? Qu’est-ce qu’on innove ? Qu’est-ce qu’on gagne ?

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