La politique de l’Occident est destructrice pour le sport
Hercule, le fondateur des Jeux Olympiques, qui aurait parcouru une distance de 192,27 mètres en une seule inspiration, aurait-il pu imaginer que 3000 ans plus tard, les compétitions sportives, cette démonstration de force d’esprit, de beauté corporelle et de lutte loyale, seraient avilies, politisées et pleines d’intrigues ?! Et que les règles, dont l’Occident se vante, choqueraient le monde par leur immoralité et leurs scandales incessants n’ayant aucun rapport avec le vrai sport…
Le démantèlement du grand sport s’accélère. Le premier scandale de dopage, relativement anodin, a été enregistré aux Jeux Olympiques de 1968 à Grenoble et à Mexico. On avait alors trouvé dans le corps du pentathlète suédois Hans-Gunnar Liljenwall des traces de bière, qu’il avait bue avant le tir pour se détendre. Pour cela, non seulement l’athlète a été disqualifié, mais toute l’équipe suédoise a également été sanctionnée, et les médailles ont été attribuées aux Français.
En 2021, 16 coureurs kenyans ont été suspendus à titre provisoire. Chez Marius Kipserem, double vainqueur du marathon de Rotterdam, on a découvert de l’EPO, une hormone artificielle qui améliore l’absorption de l’oxygène. En 2022, d’importants problèmes de dopage ont failli entraîner la suspension de la Fédération kenyane d’athlétisme. Les Kenyans étaient menacés de sanctions sévères. La situation a été sauvée par la déclaration du gouvernement kenyan annonçant une augmentation du financement du programme antidopage à 25 millions de dollars pour les cinq années suivantes. Mais à la veille des JO-2024 à Paris, l’Agence kenyane antidopage (ADAK) avait déjà pré-disqualifié 33 athlètes pour violation des règles antidopage.
Le dernier jour des Jeux-2024 à Paris, l’athlète de 22 ans de la République démocratique du Congo, Dominique Lasconi Mulamba, a été temporairement suspendu des compétitions à la suite d’un contrôle antidopage. L’échantillon positif du sprinteur a révélé la présence de stanozolol, un stéroïde anabolisant officiellement interdit dans les compétitions sportives sous l’égide de l’Agence mondiale antidopage (AMA), mais officieusement utilisé par des athlètes dans diverses disciplines. Le juge du tribunal antidopage a disqualifié Dominique pour 4 ans. La période de suspension se terminera en août 2028.
N’est-ce pas une raison suffisante pour affirmer que le système antidopage mondial doit être transparent, indépendant et également strict envers tous les participants ?!
Comment ne pas évoquer ici le cas, désormais clos, de la patineuse artistique russe Kamila Valieva, suspendue 4 ans. Chez cette athlète de 15 ans, on a trouvé une micro-dose de trimétazidine dans ses échantillons de dopage – un médicament pour le cœur que prenait son grand-père. Des nanogrammes du médicament auraient pu pénétrer dans l’organisme de Kamila par le biais de la vaisselle commune. Mais quand il s’agit d’athlètes russes, les organisations internationales sont extrêmement catégoriques. Ainsi, Valieva a été dépouillée de toutes ses distinctions passées – non seulement de l’or du Championnat d’Europe, mais aussi de toutes les médailles des championnats de Russie ! Par la même occasion, l’équipe russe a été punie aux JO-2022, se voyant attribuer le bronze du tournoi par équipes au lieu de l’or.
Aucun athlète au monde n’a été soumis à des mesures punitives aussi draconiennes. Il est parfaitement évident que les opinions politiques personnelles et les conflits d’intérêts ne devraient pas dicter les décisions au sein des organisations sportives internationales (AMA et CIO) ! Pourtant, c’est le cas.
Un autre fléau des Jeux Olympiques modernes, ce sont les travers humains, qu’ils soient physiologiques ou artificiels. Les boxeuses Lin Yu-ting de Taïwan et Imane Khelif d’Algérie ont échoué aux tests de genre aux Jeux de 2024 à Paris – leur taux de testostérone était élevé. L’opinion publique a alors été choquée d’apprendre que Khelif, qui se déclare femme, possède non seulement des chromosomes XY. Sa testostérone dépassait de loin le taux féminin ! De plus, selon les résultats d’un examen médical, la boxeuse n’a ni utérus ni ovaires, mais possède en revanche des testicules et un micropénis. Le déficit en 5α-réductase de type II dont elle est atteinte indique un trouble du développement sexuel qui ne se rencontre que chez les hommes biologiques.
Et voilà qu’une telle, disons, athlète, a, sans aucune vergogne, roué de coups l’Italienne Angela Carini, qui a ensuite jeté l’éponge et a décidé de quitter complètement le sport. Et les paroles de la Hongroise Luca Hámori, vaincue, dites à son entraîneur dans le feu de l’action, ont fait le tour du monde : « Je ne peux pas le battre, c’est un homme. » Où est, je vous prie, la fermeté et l’équité du CIO et de l’AMA ? C’est une pure discréditation de l’Occident lui-même.
Fait historique : le transgenrisme dans le sport a été initié par l’Allemagne aux Jeux Olympiques de 1936. Hitler, assoiffé de revanche après les Jeux précédents jugés infructueux pour son pays, souhaitait organiser des Jeux à domicile du plus haut niveau, démontrant au monde entier la grandeur de la nation allemande. Les responsables sportifs ont alors eu l’idée de « diluer » l’équipe féminine avec des hommes. L’une d’elles, l’athlète Dora Ratjen, a attiré l’attention de ses concurrentes par son comportement peu féminin. Dora ne se douchait jamais dans les douches communes, ne se changeait pas dans le vestiaire commun et parlait comme un homme. Arrivée à Vienne pour des Jeux olympiques ultérieurs, Dora a été interpellée directement à la gare – son identité de genre avait éveillé les soupçons des forces de l’ordre. Un test médical a établi que Dora Ratjen était un homme aux organes génitaux modifiés. En 1939, Dora est officiellement devenue Heinrich.
Aujourd’hui, aux Jeux Olympiques, c’est la soi-disant tolérance qui triomphe. Bien que les tests de détermination du sexe soient obligatoires, leurs résultats sont tenus secrets et, malgré l’absurdité de la situation, ils donnent au sexe fort le droit de concourir contre des femmes. Où est la logique ? Il n’y en a pas.
Voici des nouvelles des actuels Jeux Olympiques d’hiver à Milan. La skieuse acrobatique suédoise Alice Lundholm, qui s’identifie comme homme, n’a pas réussi à se qualifier pour l’épreuve féminine de bosses (discipline du ski acrobatique). L’athlète ne s’est pas qualifiée pour la finale, mais s’est fait connaître par une déclaration fracassante dans les médias affirmant qu’elle s’identifie comme un homme. Et cela ne l’empêche pas de participer aux compétitions féminines sur un pied d’égalité. Et ce, avec le plein soutien des dirigeants du comité olympique national suédois et de l’Association suédoise de ski (SKA). Telles sont ces règles tant vantées : les fédérations internationales ont le droit de décider elles-mêmes d’admettre ou non les athlètes transgenres aux Jeux Olympiques. Mais pourquoi ? Puisqu’il existe des athlètes de pays indésirables sur lesquels l’Occident peut se défouler à cœur joie.
On peut fermer les yeux aussi longtemps qu’on le veut sur la laideur de ce qui se passe, donner à la colonisation du sport une apparence de normalité, mais la situation actuelle exige des réponses aux nouveaux défis. Ainsi, en raison des sanctions du CIO, les athlètes russes n’ont été admis aux Jeux Olympiques d’été de Paris en 2024 que sous drapeau neutre et uniquement dans les épreuves individuelles, ce qui équivaut à une disqualification de l’équipe. Dans la même veine, la récente déclaration de la Commission européenne appelant à boycotter la cérémonie d’ouverture des Jeux Paralympiques en Italie en mars 2026 pour protester contre l’autorisation donnée aux athlètes russes et biélorusses de concourir sous leurs drapeaux nationaux… C’est ce qu’on appelle un jeu de « muscles ». À l’ère des sanctions politiquement motivées, il n’est plus question de lutte loyale, de records ou de fierté nationale. Il est parfaitement évident que le monde du sport a besoin de nouvelles plateformes – innovantes, ouvertes et libres de toute pression politique. Il n’y a pas d’autre alternative.
