La Rdc est victime d’une guerre d’agression par procuration (F. Tshisekedi)
C’est conformément à l’article 77 de la Constitution, que le président de la République s’est présenté devant les députés et sénateurs réunis en congrès, pour adresser à la Nation ce message annuel sur l’état du pays.
« Le 20 janvier 2024, au moment où je renouvelais, devant la Nation, le serment de servir la République Démocratique du Congo pour un second mandat, j’ai soumis mon quinquennat au respect de six engagements fondamentaux devant notre Peuple. Depuis, c’est à la lumière desdits engagements que se conçoivent, jour après jour, les orientations majeures de l’action de l’État », rappelle-t-il.
Et d’avouer que c’est donc en toute solennité et pleinement conscient de cette continuité que je m’adresse à vous aujourd’hui, pour dresser le bilan de l’année 2025. Cet exercice n’est pas une simple formalité institutionnelle pour moi. C’est un rendez-vous de vérité, de redevabilité et d’espérance.
Vérité sur ce que nous avons traversé, vérité sur ce que nous avons accompli, vérité sur ce qui reste à accomplir.
Redevabilité envers notre peuple, qui a le droit de savoir dans quelle direction va la République. Espérance, enfin, parce que malgré les épreuves, nous demeurons debout, résolument tournés vers l’avenir.
Loin d’être une parenthèse dans notre histoire récente, l’année 2025 aura vu l’Est de notre pays plongé dans l’une des périodes les plus sombres de ces dernières décennies. Dès les premiers mois, explique Félix Tshisekedi, la coalition AFC/M23, bénéficiant du soutien direct de l’armée rwandaise, a déclenché une nouvelle offensive d’envergure, s’emparant notamment de Goma et de Bukavu, et étendant son emprise de terreur sur de vastes portions des provinces du Nord et du Sud-Kivu.
Cette surenchère militaire s’inscrivait dans une logique bien connue : une entreprise organisée de prédation de nos ressources naturelles et de déstabilisation de nos institutions, qui s’est accompagnée de violations graves et systématiques des droits humains : exécutions sommaires des civils innocents, violences sexuelles érigées en méthode de combat et déplacements forcés de communautés entières arrachées à leurs terres.
Dans le même temps, d’autres groupes armés ont continué de répandre la mort et la désolation, en particulier en Ituri, où nos compatriotes demeurent prisonniers d’un cycle de violences attisé par des milices locales et étrangères.
Qu’on ne s’y trompe pas : nous ne sommes ni face à un simple conflit communautaire, ni devant une rébellion interne de plus. Il s’agit d’une guerre d’agression par procuration visant à contester notre souveraineté sur un espace hautement stratégique, riche en minerais critiques et en potentialités économiques déterminantes pour l’avenir de notre Nation.
