La RDC prend les commandes de la facilitation et la présidence du partenariat pour les forêts du Bassin du Congo
La République Démocratique du Congo franchit une nouvelle étape majeure dans son positionnement international en matière de diplomatie environnementale. C’est un tournant décisif qui s’opère avec la prise effective de la facilitation du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC), geste qui concrétise le paradigme de « pays-solution » porté et prôné par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
La cérémonie officielle de passation entre la co-facilitation sortante des Républiques française et gabonaise et la nouvelle facilitation de la République Démocratique du Congo s’est tenue en visioconférence le mardi 28 avril 2026, en présence de plusieurs hautes personnalités politiques et institutionnelles engagées dans la gouvernance environnementale du Bassin du Congo.
Parmi elles, Mme Marie Nyange, Ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat de la RDC, Mme Éléonore Caroit, Ministre déléguée chargée de la Francophonie de la République française, M. Maurice Ntossui, Ministre gabonais des Eaux et Forêts, ainsi que M. Ézéchiel Nibigira, Président de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et d’autres responsables régionaux, dont la présidence sortante de la COMIFAC. Cette facilitation proprement dite constitue, à juste titre, une passation à forte portée diplomatique et à visibilité internationale.
Une co-facilitation Nord – Sud consolidée
Depuis 2023, le PFBC fonctionne selon un modèle de co-facilitation Nord – Sud, inauguré par le Gabon et la France. La désignation de la RDC pour assurer cette responsabilité stratégique a été confirmée lors de la 30ᵉ Conférence des Parties sur les changements climatiques, tenue à Belém, au Brésil, en novembre 2025.
Pour le mandat 2026–2028, la RDC a désigné M. Emmanuel – Tsadok Ngwamashi comme co-facilitateur entrant du PFBC, chargé de porter la vision congolaise et de renforcer le dialogue et la coopération aux niveaux régional et international.
Dans son mot de circonstance, le nouveau facilitateur du PFBC, prenant à cœur les attentes des partenaires, veut inscrire cette succession dans plusieurs perspectives pertinentes et engageantes pour l’avenir :
‘’La Facilitation de la RDC entend inscrire son mandat dans la continuité des acquis, mais aussi dans une nouvelle dynamique d’impact, d’ouverture et d’action. Notre mandat sera placé sous trois principes : la Confiance ; l’Ambition ; et l’Action’’, a-t-il affirmé.
Quant à Mme la Ministre de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Economie du Climat de la RDC, Marie Nyange Ndambo, dans son allocution, elle considère que c’est une très grande et noble opportunité pour la RDC de se distinguer et de jouer son vrai rôle au service des communautés locales :
‘’Notre vision est claire : faire du PFBC non seulement une plateforme de dialogue et de coopération, mais un véritable levier de transformation, capable d’accélérer les investissements, les financements, de structurer les partenariats et de produire des résultats mesurables sur le terrain’’.
Qu’en est-il du PFBC ?
Il s’agit d’un cadre stratégique unique créé en 2002 pour l’intérêt des forêts sur le continent africain, plus particulièrement celles du Bassin du Congo où la RDC possède le plus grand pourcentage forestier. Le Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC en sigle) constitue actuellement le cadre de dialogue et de coopération internationale et régionale multi-acteurs de type 2 des Nations Unies le plus complet et le plus structurant pour la préservation des forêts tropicales du Bassin du Congo. Il rassemble, à lui tout seul, plus de 145 partenaires répartis en sept collèges, incluant notamment les 11 pays d’Afrique centrale.
Tous les deux ans, plus de 800 participants prennent part à ses travaux, faisant du PFBC une plateforme mobilisatrice dotée d’un fort pouvoir de convocation («convening power»), favorisant le dialogue et la coopération entre États, institutions internationales, organisations de la société civile, milieux scientifiques et académiques ainsi que le secteur privé avec pour but de promouvoir des objectifs communs, des engagements réciproques, des approches concertées, notamment en améliorant l’efficacité des mesures prises, y compris les appuis techniques et financiers pour la gestion durable des forêts, la protection de la biodiversité, la lutte contre les changements climatiques et le développement durable en Afrique centrale.
Une feuille de route ambitieuse et considérable pour le Bassin du Congo
La cérémonie de passation historique pour la RDC, tenue en marge de la 18ᵉ réunion du Conseil Directeur du PFBC, a offert à la RDC une tribune stratégique pour dévoiler une feuille de route ambitieuse et pleine de priorités dont celles relevant de ‘’ l’appel de Belém’’. Cette feuille de route se veut de mettre l’accent sur le renforcement de la gouvernance novatrice du partenariat, la mobilisation accrue des financements et des investissements, ainsi que sur le développement de solutions climatiques durables en faveur de la préservation des écosystèmes forestiers du Bassin du Congo.
Cette vision s’inscrit dans la dynamique des grandes initiatives nationales portées par la RDC, à l’instar du Programme National de Foresterie « La Forêt c’est nous » et du projet structurant du « Couloir vert Kivu–Kinshasa ».
Un leadership affirmé au service de la planète pour la RDC
Cette nouvelle responsabilité internationale consacre le rôle stratégique et le leadership de la République Démocratique du Congo dans la préservation du deuxième massif forestier tropical et premier poumon écologique de la planète.
Elle s’inscrit dans la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, fondée sur une diplomatie agissante, ainsi que dans la dynamique impulsée par le Gouvernement conduit par Mme la Première Ministre, Judith Suminwa, visant à positionner le pays comme un acteur incontournable des solutions globales face aux défis climatiques et de la biodiversité.
