IMG_202507209_201312154

Le mot « Gouvernement Suminwa 2 » devient un refrain sur toutes les lèvres. Un Gouvernement annoncé, semble-t-il vendredi lors du Conseil des ministres, et que daucuns veulent voir naturellement libre dans son action, sans interférences politico-gastronomiques connues en République Démocratique du Congo.

Plus quune demande, cest plutôt une exigence laquelle se trouve sous-tendue par une idée, exprimée sous forme de critères que le peuple congolais veut des ministres que « Sumina 2 » va nommer pour faire partie de son équipe. Parmi ces critères, deux taraudent mon esprit à savoir : léthique et le professionnalisme.

« Chat échaudé, craint leau froide », dit-on.

En effet, à chaque fois quil sexprime sur son avenir immédiat, le peuple congolais dit avoir marre de certains ministres oisifs, indélicats, jouisseurs et affameurs du peuple qui pirouettent les pavillons de lExécutif congolaise. Ayant relégué léthique au dernier plan, certains se sont illustrés par des indélicatesses. Cette fois-ci, les Congolais ont besoin des ministres de ce Gouvernement en gestation se servir de léthique comme leur boussole qui les guide dans leurs actions politiques et leurs décisions instantanées. Car, sur ce volet, le constat est amer : dans larène politique congolaise, les valeurs morales susceptibles de constituer une base éthique sont très rares.

Suit en second lieu le professionnalisme parce quil faut définitivement mettre fin à lamateurisme dans les différentes et multiples articulations des ministères.

Comme toute organisation humaine a des règles, des lois qui définissent son fonctionnement interne en vue dune harmonie professionnelle, en les nommant, Judith Suminwa doit faire appel à des lieutenants qui ne peuvent, présumons-le, plus rien à apprendre aux charges étatiques. Ces ministres doivent bien maîtriser les textes règlementant le fonctionnement interne de leurs ministères respectifs quils sont appelés à piloter, pour ne pas porter un coup fatal à lenvironnement professionnel et au peuple, professionnalisme oblige.

Sur ce dernier point, il ne faudra vraiment pas que « Judith Suminwa 2 » transige car le contraire serait une question de vie ou de mort politique de son Gouvernement. Sur ce, quon le laisse, ce gouvernement, travailler en toute quiétude.

Je me souviens, au fait, de ce que disait Horace : « on connait la puissance aux coups quil frappe ».

Willy Kilapi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *