Le chef de l’Etat dénonce des lenteurs persistantes qui continuent d’affecter la chaîne de la dépense
Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a présidé, ce vendredi 12 septembre 2025 à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa, la cinquante-huitième réunion ordinaire du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République.
Le Présente de la République tient à l’impératif d’une gestion rigoureuse, transparente et responsable des deniers publics. Rappelant sa communication faite lors de la 54ème réunion du Conseil des Ministres, il a tenu à réaffirmer que cette exigence ne relève pas d’un choix mais d’un devoir républicain incontournable. Car, la crédibilité de l’Etat, la bonne marche de l’action gouvernementale et la confiance de nos concitoyens en leurs Institutions en dépendent directement.
C’est pourquoi il a appelé chacun des membres du Gouvernement à un sursaut de responsabilité, individuelle et collective.
« La gestion des crédits publics doit désormais rompre avec toute logique de consommation automatique. Elle doit se traduire par des dépenses intelligentes, pertinentes, porteuses d’impact réel sur les priorités nationales et génératrices de résultats tangibles pour nos populations. L’argent public n’est pas une ressource inépuisable : il constitue un patrimoine commun que nous devons protéger, optimiser et investir exclusivement au service de la transformation sociale et économique de notre pays », a précisé le Président de la République.
Cependant, des rapports lui parvenus relèvent des lenteurs persistantes qui continuent d’affecter la chaîne de la dépense. Pour y remédier, il a instruit le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, ainsi que le Ministre des Finances, de mettre en place un mécanisme conjoint, permanent et opérationnel de liquidation et de paiement.
Ce dispositif devra être bâti sur la disponibilité réelle de la trésorerie, garantir la célérité du traitement des dépenses et assurer une transparence et une traçabilité irréprochables à chaque étape.
Le Président de la République attend de cette initiative non seulement une liquidité accrue dans la chaîne de la dépense publique, mais également une responsabilisation renforcée de l’ensemble des ordonnateurs et gestionnaires.
« La discipline budgétaire, la rigueur de gestion et la redevabilité vis-à-vis de la Nation doivent devenir des réflexes incontournables et partagés par tous », a – t – il insisté.



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