Le gouvernement remet officiellement les normes sur les cultures biofortifiées pour lutter contre la malnutrition
Le gouvernement congolais a franchi une étape importante dans la lutte contre la malnutrition. Le Ministère de l’Industrie a procédé, vendredi à Kinshasa, à la remise officielle des normes relatives aux cultures biofortifiées, un outil clé destiné à améliorer l’alimentation des populations vulnérables.
La cérémonie, présidée par le Secrétaire général à l’Industrie, Jean-Parfait Ntabala Murhandikere, représentant le ministre d’État Aimé Boji Sangara, a réuni des représentants des ministères de l’Industrie, de la Nutrition et de l’Agriculture, des membres du Comité national de normalisation (CNN), ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers.
La biofortification au cœur de la stratégie nutritionnelle
Dans son intervention, Jean-Parfait Ntabala Murhandikere, également président du CNN, a salué la collaboration entre l’État et ses partenaires, estimant que « cette mobilisation constitue un levier majeur pour l’efficacité de la biofortification en RDC ». Il a exprimé sa gratitude envers HarvestPlus et l’UG-PDSS, dont l’appui technique et financier a permis d’aboutir à ce résultat.
Pour Lazare Beya, représentant de l’UG-PDSS, la question nutritionnelle demeure cruciale : « En RDC, 7 % des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition. La biofortification, en enrichissant les cultures de micronutriments essentiels, apporte une réponse durable à ce problème. »
Des résultats déjà visibles
De son côté,Toussaint Kendenga , représentant de HarvestPlus, a mis en avant les résultats obtenus grâce à l’introduction de cultures enrichies en zinc, fer et vitamine A. Parmi elles figurent le maïs, le manioc, le haricot, le niébé et la patate douce. Il a également annoncé la volonté de son organisation d’élargir cette initiative à d’autres cultures et de renforcer la distribution de semences enrichies à l’échelle nationale.
Une étape décisive pour la vulgarisation
Le moment fort de la cérémonie a été la remise des documents normatifs aux principaux acteurs, notamment le Secrétaire général de l’Agriculture, Ir Damas Mamba Mamba, ainsi qu’aux représentants de HarvestPlus et de l’UG-PDSS. Ces référentiels techniques constituent désormais un cadre essentiel pour encadrer la production et la diffusion des cultures biofortifiées dans le pays.
Une approche durable et adaptée
La biofortification repose sur une amélioration naturelle de la teneur en vitamines et minéraux des cultures vivrières de base. Cette approche vise à atteindre directement les communautés rurales, souvent en marge des programmes nutritionnels classiques, tout en s’intégrant aux habitudes alimentaires locales.
Avec cette avancée, la RDC entend consolider sa stratégie de diversification alimentaire et contribuer à l’amélioration durable de la santé de sa population.
Becky Kabongo
