Le MAE chinois appelle à une coopération Chine-Afrique sur la réforme de la gouvernance mondiale

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La Chine est prête à travailler avec les pays africains pour faire avancer la réforme du système de gouvernance mondiale, a déclaré vendredi le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi.

M. Wang, également membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), a fait ces remarques lors d’une interview avec les médias chinois à la suite de ses visites en Namibie, en République du Congo, au Tchad et au Nigeria.

Soulignant l’essor collectif du Sud global dans un paysage international en pleine mutation, M. Wang a déclaré que la Chine et l’Afrique étaient les principales forces motrices du développement et de la revitalisation du Sud global, et qu’elles partageaient l’engagement de construire un système de gouvernance mondiale juste et équitable.

En regardant le passé, la Chine et l’Afrique devraient prendre l’initiative de corriger les injustices historiques, a-t-il déclaré.

Les souffrances subies par les nations africaines tout au long de l’histoire découlent non seulement du colonialisme, mais aussi de l’hégémonisme et de la politique de puissance, qui sont les plus grandes injustices historiques auxquelles l’Afrique a été confrontée, a fait remarquer M. Wang.

En tant que bon ami et partenaire de l’Afrique, la Chine soutiendra indéfectiblement les pays africains dans la réparation des injustices historiques qu’ils ont subies, s’opposera fermement à toute ingérence extérieure dans les affaires intérieures de l’Afrique et plaidera en faveur d’arrangements spéciaux pour répondre aux préoccupations de l’Afrique dans le cadre de la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies, a déclaré M. Wang.

Dans le contexte actuel, la Chine et l’Afrique devraient faciliter l’essor du Sud global de manière pragmatique, a déclaré M. Wang.

En tant que plus grand pays en développement du monde, la Chine s’est toujours engagée à promouvoir l’unité et la revitalisation du Sud global, a-t-il ajouté.

Lors du Sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) tenu à Beijing l’année dernière, le président chinois Xi Jinping a proposé que la Chine et l’Afrique devaient conjointement faire progresser la modernisation caractérisée par six propositions majeures, qui correspondent aux besoins fondamentaux des pays en développement, a indiqué M. Wang.

L’Afrique a également le droit de se moderniser, car sans la modernisation de l’Afrique, la modernisation mondiale ne peut être réalisée, a-t-il noté.

La Chine est prête à saisir l’occasion de la mise en œuvre des résultats du Sommet de Beijing du FCSA pour soutenir, avec ses partenaires africains, les efforts de modernisation des uns et des autres, et montrer ainsi la voie de la modernisation mondiale, a-t-il ajouté.

Pour l’avenir, la Chine est prête à travailler avec l’Afrique pour appliquer conjointement le principe de consultation étendue, de contribution conjointe et de bénéfices partagés dans la gouvernance mondiale, promouvoir régulièrement le développement de haute qualité de la coopération dans la cadre de l’Initiative la Ceinture et la Route, et mettre en œuvre trois initiatives mondiales majeures, à savoir l’Initiative pour le développement mondial, l’Initiative pour la sécurité mondiale et l’Initiative pour la civilisation mondiale, a déclaré M. Wang.

La Chine est prête à collaborer avec les pays africains pour améliorer continuellement la représentation et la voix des nations africaines dans les systèmes de gouvernance commerciale et financière mondiale, et pour réaliser de nouveaux progrès dans la coopération Chine-Afrique en matière de gouvernance numérique et écologique mondiale, afin de contribuer à l’avancement de la réforme du système de gouvernance mondiale, a conclu M. Wang.

Les Etats-Unis accordent 30 jours à l’Iran pour vendre son pétrole déjà chargé en mer Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement, pour une durée de 30 jours, les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé en mer, afin de pallier la pénurie d’approvisionnement due aux interruptions du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette licence générale, délivrée par son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne déjà chargés à bord de navires à compter de vendredi. Les transactions visant à assurer l’accostage et le mouillage en toute sécurité des navires concernés, à préserver la santé ou la sécurité des membres d’équipage, à effectuer des réparations d’urgence ou à protéger l’environnement, ainsi que divers services, sont également autorisées. Il convient de noter que les transactions autorisées par cette licence comprennent l’importation aux Etats-Unis de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne. « Cette autorisation temporaire et à court terme est strictement limitée au pétrole qui est déjà en transit et n’autorise pas de nouveaux achats ni de nouvelle production », a précisé vendredi le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un message publié sur X. L’Iran aura du mal à accéder aux recettes générées et les Etats-Unis continueront d’exercer une pression maximale sur l’Iran et sur sa capacité à accéder au système financier international, a-t-il ajouté. Washington a déjà assoupli ses sanctions visant le pétrole russe et vénézuélien, parallèlement à la mise à disposition coordonnée des réserves conflit un Etats-Unis, Israël et l’Iran dure depuis trois semaines et perturbe gravement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole transitant par cette voie ayant chuté à moins de 10% de leur niveau d’avant le conflit.

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