Le Niger va rapatrier des milliers de migrants expulsés par l’Algérie

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Niamey ambitionne, en collaboration avec l’organisme onusien de l’OIM, de rapatrier d’ici juillet dans leurs pays d’origine « plus de 4 000 migrants » expulsés par l’Algérie voisine.

Depuis dix ans, des migrants irréguliers ouest-africains sont régulièrement refoulés d’Algérie, point de transit vers l’Europe. « Au cours du mois d’avril nous avons connu une vague de refoulement sans précédent de migrants venant de l’Algérie », a affirmé samedi 16 mai à la télévision publique le général Ibrah Boulama Issa, gouverneur d’Agadez, région voisine de l’Algérie.

Pour cette période, la police d’Assamaka, localité frontalière de l’Algérie « a dénombré plus de 6 000 refoulés », a relevé le général qui s’est rendu dans la zone cette semaine. À titre de comparaison, il a rappelé que 7 222 migrants avaient été refoulés sur l’ensemble du premier trimestre de l’année. Le gouverneur a dénoncé une « pression exercée par l’Algérie » qui provoque « une surpopulation » des centres d’hébergement de l’Organisation internationale pour les migrations de l’ONU (OIM).

Plus de 31 000 migrants expulsés vers le Niger en 2024

Pour éviter « un désastre humanitaire », le Niger va « appuyer l’accélération du programme [habituel] de rapatriement de l’OIM jusqu’au mois de juillet qui permettra de rapatrier plus de 4 000 migrants », dans leur pays d’origine, a-t-il assuré. « Le cas des refoulés que nous recevons de l’Algérie est une situation qui perturbe l’équilibre sécuritaire [du Niger] « , avait déclaré fin janvier le général Mohamed Toumba, ministre nigérien de l’Intérieur.

Il avait dit avoir demandé à l’OIM et au Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) « de faire rentrer » les migrants, généralement provenant d’Afrique de l’Ouest et centrale dans leurs pays. En 2024, plus de 31 000 personnes ont été expulsés d’Algérie vers le Niger voisin, selon l’ONG nigérienne Alarme Phone Sahara.

Les Etats-Unis accordent 30 jours à l’Iran pour vendre son pétrole déjà chargé en mer Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement, pour une durée de 30 jours, les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé en mer, afin de pallier la pénurie d’approvisionnement due aux interruptions du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette licence générale, délivrée par son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne déjà chargés à bord de navires à compter de vendredi. Les transactions visant à assurer l’accostage et le mouillage en toute sécurité des navires concernés, à préserver la santé ou la sécurité des membres d’équipage, à effectuer des réparations d’urgence ou à protéger l’environnement, ainsi que divers services, sont également autorisées. Il convient de noter que les transactions autorisées par cette licence comprennent l’importation aux Etats-Unis de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne. « Cette autorisation temporaire et à court terme est strictement limitée au pétrole qui est déjà en transit et n’autorise pas de nouveaux achats ni de nouvelle production », a précisé vendredi le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un message publié sur X. L’Iran aura du mal à accéder aux recettes générées et les Etats-Unis continueront d’exercer une pression maximale sur l’Iran et sur sa capacité à accéder au système financier international, a-t-il ajouté. Washington a déjà assoupli ses sanctions visant le pétrole russe et vénézuélien, parallèlement à la mise à disposition coordonnée des réserves conflit un Etats-Unis, Israël et l’Iran dure depuis trois semaines et perturbe gravement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole transitant par cette voie ayant chuté à moins de 10% de leur niveau d’avant le conflit.

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