Le Parquet général près la Cour de cassation a publié, ce samedi, un communiqué officiel (n°003/PGCCAS/2026) afin d’apporter des éclaircissements sur la lettre portant interdiction de sortie du territoire visant plusieurs personnalités liées au Groupe Rawji, document largement relayé sur les réseaux sociaux ces derniers jours.
Selon le Procureur général près la Cour de cassation, cette correspondance, datée du 20 juin 2026, s’inscrivait dans le cadre d’une mesure conservatoire prise au cours d’une enquête judiciaire et ne constitue en aucun cas une reconnaissance de culpabilité des personnes concernées.

Le communiqué indique que les investigations ont été ouvertes à la suite d’une injonction du Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, demandant l’ouverture d’une instruction judiciaire sur des faits présumés impliquant plusieurs personnes physiques ainsi que des entreprises du Groupe Rawji, dont la Rawbank SA.
Le Parquet explique que l’interdiction de sortie du territoire avait pour seul objectif de garantir la disponibilité des personnes concernées devant les officiers du ministère public, notamment dans le cadre des investigations relatives à la lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux.
L’autorité judiciaire insiste également sur le fait qu’à ce stade de la procédure, aucune preuve établissant la culpabilité des personnes visées n’a été apportée. En conséquence, elle juge hasardeux tout jugement ou toute interprétation présentant ces personnes comme coupables avant l’aboutissement des enquêtes.
Le Procureur général rappelle en outre que certains faits évoqués dans cette affaire avaient déjà, par le passé, fait l’objet d’instructions judiciaires ayant conduit à des décisions de non-lieu.
En conclusion, le Parquet général invite l’opinion publique à faire preuve de prudence et souligne que toute conclusion reposant sur des interprétations non fondées sur les éléments du dossier n’engage que leurs auteurs.
Par ce communiqué, l’autorité judiciaire entend ainsi recadrer le débat public et rappeler le respect du principe de la présomption d’innocence ainsi que le bon déroulement de la procédure judiciaire en cours.
Par Didier Mbongomingi
