L’état de route doit être évalué depuis Kabila et même bien avant en renvoyant à un problème de gouvernance et de choix éclairé des entreprises assermentées. Si des entreprises connues gèrent des grands projets d’infrastructures de l’Etat (l’ACGT) se démarquent dans le cadre des programmes de coopération, nous retenons aussi des entreprises aux acronymes connus tels que, EGMF, SenTech- RDC inclus les entreprises chinoises très actives dans le cadre des contrats de partenariat « infrastructures contre minerais ». Le problème reste le respect de la durée de nos routes et chaussés.
Parce que personne ne peut comprendre qu’une route construite pour durer 20 ans n’arrive à être opérationnelle qu’une année et au maximum trois ans. Voyez entre le délabrement avancé de la route vers le Palais de marbre et vers le centre Nganda… Que disent les ingénieurs ou la Corporation des ingénieurs BTP pour valider les compétences sur terrain ? Ils disent ceci : une route macadamisée, asphaltée ou bétonnée dure 20 à 30 ans.
Alors quelle étrange situation que celle de voir nos routes à tout moment crevassées et bosselées ralentissant la circulation et créant déjà à 5 heures du matin des embouteillages ? … Je pense que dans une gouvernance rigoureuse et punitive qu’à partir de la libération des fonds par le Gouvernement et les bailleurs bi et multilatéraux jusqu’à la construction des routes et chaussées viables prêtes à l’emploi les critères suivants doivent être de mise pour que les infrastructures routières durent : l’entretien permanent ; le drainage des eaux parce que les pluies diluviennes commencent déjà et l’eau est l’ennemi numéro 1 du bitume ; le respect du tonnage pour les gros véhicules qui circulent fréquemment au-delà des limites de poids autorisées ; les fuites répétées des conduites de la REGIDESO et les câblés souterrains défectueux de la SNEL; la corruption et le déficit de contrôle. C’est cela le mal du pays qui n’est pas rose ! …
