Les candidats à la succession d’António Guterres défendent leur vision

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Les cinq prétendants déclarés au poste de Secrétaire général de l’ONU tentent de démontrer leur aptitude à diriger l’organisation lors d’une série de « dialogues interactifs » télévisés, organisés à New York.

À compter du 1er janvier 2027, une nouvelle personne prendra les rênes au 38ème étage du siège des Nations Unies, à New York. Après 10 ans de bons et loyaux services et deux mandats de Secrétaire général – le maximum autorisé –, António Guterres quittera ses fonctions à la fin de l’année 2026.

Son successeur devra non seulement surmonter de profonds défis politiques et financiers, mais aura également pour mission de faire progresser des réformes essentielles afin de garantir que l’Organisation des Nations Unies soit prête pour l’avenir — et ce, à un moment où l’ONU et le droit international font l’objet d’attaques directes.

Les deux hommes et trois femmes en lice pour le remplacer participent à des réunions de l’Assemblée générale au cours desquelles ils présentent leur vision pour les Nations Unies et répondent aux questions des États membres ainsi que de représentants de la société civile. Les échanges portent notamment sur leur expérience, leurs qualifications, la réforme de l’ONU et les trois piliers de l’organisation : la paix et la sécurité, le développement et les droits humains.

Les candidats sont : María Fernanda Espinosa Garcés, ancienne ministre des affaires étrangères de l’Équateur ; Michelle Bachelet, ancienne Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme et ancienne présidente du Chili ; Rafael Grossi, actuel directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ; Rebeca Grynspan, actuelle secrétaire générale de l’agence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED) ; et Macky Sall, ancien président du Sénégal.

« Le travail le plus difficile au monde »

Ces dialogues sont organisés par la présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies, Annalena Baerbock, qui a souligné l’importance du processus de sélection.

« La sélection du Secrétaire général a des conséquences d’une portée très vaste qui résonnent bien au-delà de ce bâtiment », a-t-elle affirmé. « Notre choix déterminera l’orientation de l’unique organisation multilatérale au monde et démontrera si les Nations Unies représentent véritablement les plus de huit milliards de personnes que nous servons à travers le globe — dont la moitié sont des femmes et des filles ».

Elle a décrit la sélection du prochain ou de la prochaine Secrétaire général(e) non pas simplement comme une décision administrative, mais aussi comme une déclaration d’intention. « Elle enverra un message fort sur ce que représentent les Nations Unies et sur la manière dont l’organisation entend relever les défis du monde interconnecté d’aujourd’hui ».

« En un mot, c’est l’un des métiers les plus difficiles au monde », a affirmé Mme Baerbock, « mais c’est aussi l’un des plus importants, car le prochain Secrétaire général ne façonnera pas seulement l’avenir de cette institution, mais aussi — dans son rôle de plus ardent défenseur de la Charte des Nations Unies — celui de l’ordre international fondé sur des règles ».

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