L’Espagne et le Maroc, deux économies complémentaires (Pdt du patronat espagnol)

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L’Espagne et le Maroc, avec deux économies complémentaires, sont appelés à unir leurs efforts pour devenir ensemble une passerelle stratégique vers l’Afrique et l’Amérique latine, a affirmé, mercredi à Madrid, le président de la Confédération espagnole des organisations entrepreneuriales (CEOE), Antonio Garamendi.

S’exprimant lors de la rencontre entrepreneuriale Espagne-Maroc, M. Garamendi a mis en avant la solidité des relations entre Rabat et Madrid, marquées par une coopération étroite dans les domaines commercial et économique, soulignant que les deux pays ont désormais l’opportunité de renforcer leurs synergies pour répondre aux défis mondiaux et stimuler la croissance.

Le président de la CEOE a relevé que des secteurs clés, tels que la gestion de l’eau, l’énergie et la mobilité, offrent un potentiel considérable pour approfondir la coopération bilatérale, rappelant que les entreprises marocaines et espagnoles sont déjà engagées dans plusieurs projets stratégiques pour le développement des deux économies.

M. Garamendi a également insisté sur l’importance croissante du Maroc en tant que première destination de l’investissement espagnol en Afrique, notant qu’un tiers des flux espagnols dirigés vers le continent est destiné au Royaume. Cette dynamique, a-t-il dit, illustre la stabilité et la diversification des liens économiques bilatéraux.

Il a, par ailleurs, mis en avant la relation privilégiée unissant la CEOE et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), relevant que les deux organisations partagent un agenda commun et une ambition commune pour hisser la coopération entrepreneuriale à un niveau supérieur.

Le président du patronat espagnol a en outre rappelé que l’Espagne constitue une porte d’entrée naturelle vers l’Europe et un pont vers l’Amérique latine, tandis que le Maroc joue un rôle de passerelle stratégique vers l’Afrique, soulignant la nécessité pour les deux pays de valoriser ce positionnement afin de devenir ensemble un hub reliant deux régions à fort potentiel.

Cette rencontre entrepreneuriale, organisée à la veille de la XIIIème Réunion de Haut Niveau entre les deux pays, qui sera présidée jeudi par le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, et son homologue espagnol, Pedro Sánchez, a pour objectif de renforcer la coopération économique et de permettre aux entreprises espagnoles de s’informer des opportunités commerciales et d’investissement offertes par le Maroc.

Réunissant des chefs d’entreprises marocains et espagnols, cette rencontre, organisée conjointement par le Conseil Economique Maroc – Espagne (CEMAES), la Confédération Générale des Entreprises au Maroc (CGEM), la CEOE et la Chambre de commerce espagnole, confirme la volonté des deux pays amis et voisins, unis par un partenariat historique et multidimensionnel, de renforcer leurs relations économiques.

Le forum d’affaires a réuni notamment, le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Chakib Alj, le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des Politiques Publiques, Karim Zidane, le ministre de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation, Luis Planas, le ministre des Transports et de la Mobilité Durable, Oscar Puente, la secrétaire d’Etat chargé du Commerce, Amparo Lopéz Senovilla, l’Ambassadrice du Maroc en Espagne, Karima Benyaich, le directeur général de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), Ali Seddiki, ainsi que plusieurs dirigeants des plus grandes entreprises marocaines et espagnoles.

Les Etats-Unis accordent 30 jours à l’Iran pour vendre son pétrole déjà chargé en mer Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement, pour une durée de 30 jours, les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé en mer, afin de pallier la pénurie d’approvisionnement due aux interruptions du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette licence générale, délivrée par son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne déjà chargés à bord de navires à compter de vendredi. Les transactions visant à assurer l’accostage et le mouillage en toute sécurité des navires concernés, à préserver la santé ou la sécurité des membres d’équipage, à effectuer des réparations d’urgence ou à protéger l’environnement, ainsi que divers services, sont également autorisées. Il convient de noter que les transactions autorisées par cette licence comprennent l’importation aux Etats-Unis de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne. « Cette autorisation temporaire et à court terme est strictement limitée au pétrole qui est déjà en transit et n’autorise pas de nouveaux achats ni de nouvelle production », a précisé vendredi le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un message publié sur X. L’Iran aura du mal à accéder aux recettes générées et les Etats-Unis continueront d’exercer une pression maximale sur l’Iran et sur sa capacité à accéder au système financier international, a-t-il ajouté. Washington a déjà assoupli ses sanctions visant le pétrole russe et vénézuélien, parallèlement à la mise à disposition coordonnée des réserves conflit un Etats-Unis, Israël et l’Iran dure depuis trois semaines et perturbe gravement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole transitant par cette voie ayant chuté à moins de 10% de leur niveau d’avant le conflit.

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