L’ONU condamne l’attaque israélienne d’un bâtiment diplomatique iranien en Syrie et appelle à la retenue face aux tensions croissantes

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Les Nations Unies ont exprimé mardi leur condamnation après les allégations de l’Iran selon lesquelles Israël aurait tiré des missiles sur des installations diplomatiques iraniennes à Damas, causant d’importantes pertes humaines.

Le secrétaire général adjoint de l’ONU Khaled Khiari a déclaré lors d’une réunion du Conseil de sécurité convoquée en urgence après l’attaque que l’Iran avait rapporté la mort d’au moins cinq membres de son personnel, dont des « conseillers militaires de haut rang ». Le bilan de l’attaque s’élèverait au total à 13 morts, dont six citoyens syriens.

Ces déclarations surviennent dans un contexte d’inquiétudes croissantes quant à « l’inviolabilité des locaux diplomatiques et consulaires », a souligné M. Khiari, rappelant le respect impératif de « la souveraineté et l’intégrité territoriale des Etats membres ».

La situation en Syrie reste désastreuse, avec notamment « six armées étrangères opérant sur son territoire », a-t-il indiqué, ajoutant que cela exacerbait les difficultés connues par les civils et continuait à repousser la possibilité d’une résolution pacifique de la crise syrienne.

M. Khiari a notamment montré du doigt « les attaques de plus en plus meurtrières » attribuées à Israël contre des cibles iraniennes en Syrie, en particulier depuis le début du conflit Israël-Hamas à Gaza le 7 octobre.

L’ONU a appelé le Conseil de sécurité à « discuter activement avec toutes les parties concernées », mettant en avant la nécessité d’éviter une nouvelle escalade de la situation, a affirmé M. Khiari.

L’Iran a demandé au Conseil de sécurité de l’ONU de convoquer une session d’urgence pour délibérer sur la frappe aérienne israélienne. Cet appel a reçu le soutien de Moscou.

Xinhua

Les Etats-Unis accordent 30 jours à l’Iran pour vendre son pétrole déjà chargé en mer Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement, pour une durée de 30 jours, les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé en mer, afin de pallier la pénurie d’approvisionnement due aux interruptions du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette licence générale, délivrée par son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne déjà chargés à bord de navires à compter de vendredi. Les transactions visant à assurer l’accostage et le mouillage en toute sécurité des navires concernés, à préserver la santé ou la sécurité des membres d’équipage, à effectuer des réparations d’urgence ou à protéger l’environnement, ainsi que divers services, sont également autorisées. Il convient de noter que les transactions autorisées par cette licence comprennent l’importation aux Etats-Unis de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne. « Cette autorisation temporaire et à court terme est strictement limitée au pétrole qui est déjà en transit et n’autorise pas de nouveaux achats ni de nouvelle production », a précisé vendredi le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un message publié sur X. L’Iran aura du mal à accéder aux recettes générées et les Etats-Unis continueront d’exercer une pression maximale sur l’Iran et sur sa capacité à accéder au système financier international, a-t-il ajouté. Washington a déjà assoupli ses sanctions visant le pétrole russe et vénézuélien, parallèlement à la mise à disposition coordonnée des réserves conflit un Etats-Unis, Israël et l’Iran dure depuis trois semaines et perturbe gravement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole transitant par cette voie ayant chuté à moins de 10% de leur niveau d’avant le conflit.

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