Matata Ponyo porté disparu, alerte LGD
« Où serait le député national et ancien premier ministre Augustin Matata Ponyo ? ». C’est la question que se posent son parti politique « Leadership pour la Gouvernance et le Développement (LGD) et ses proches au lendemain de sa condamnation par la Cour constitutionnelle à 10 ans des travaux forcés après avoir été reconnu, le 20 mai dernier , coupable de détournement de 285 millions de dollars américains destinés à la mise en œuvre du projet de parc Agro Industriel Bukanga Lonzo.
En effet, dans un communiqué rendu public le week-end dernier , LGD et ses alliés qui alertent sur la disparition de leur leader , Matata Ponyo et prennent pour responsable le pouvoir en place de cette disparition et de tout ce qui peut lui arriver dans la mesure où la sécurité des personnes et de leurs biens est une des missions régaliennes des pouvoirs publics.
Le secrétaire général de LGD, Franklin Tshamalaqui se dit inquiet, précise que l’élu de Kindu n’est plus joignable ni au téléphone, ni chez lui à son domicile alors que la semaine dernière il était à Kinshasa.
« Nous avons essayé de voir les lieux carcéraux où, probablement, il pouvait se trouver. Il n’y est pas. Nous nous sommes résolus à lancer cette alerte pour demander aux pouvoirs publics de nous rendre compte. Nous, nous sommes en contact avec sa famille qui est aussi inquiète. Nous craignons le pire. Nous voulons être fixés sur sa localisation. Ça nous suffirait que les pouvoirs publics, qui sont les mieux placés, nous disent où se trouve Matata Ponyo en ce moment » a alerté Franklin Tshamala, secrétaire général de LGD.
Une disparition aux allures d’une plaisanterie de mauvais goût
Comme on pouvait s’y attendre, l’alerte de la disparition de Matata Ponyo lancée par son parti et ses proches a suscité une vive réaction dans la classe politique et dans l’opinion publique. Si à l’opposition politique aucune réaction n’a été enregistrée, par contre à la majorité au pouvoir l’on a sévèrement critiqué ce que LGD qualifie de « disparition « de Matata Ponyo. Il s’agit d’une plaisanterie de mauvais goût à laquelle se livrent les « Plaisantins de LGD. Ils sont au courant que leur leader se serait exfiltré de Kinshasa clandestinement», a déclaré un cadre de l’Union sacrée de la nation. Et d’ajouter : « Pour preuve, juste après le verdict du procès ayant condamné Matata Ponyo à dix ans des travaux forcés, des bruits avaient déjà couru dans la capitale au sujet de la fuite de Matata Ponyo du pays ».
Aussi, le parti de Matata Ponyo affirme que sa fille, qui voulait se rendre aux États-Unis, a été interdite de sortie du territoire congolais. Son passeport a même été confisqué par les services migratoires.
RSK
