Migration en RDC : Entre arrogance coloniale et solidarité assumée, cessons d’être dupes ! (John Ngombwa)

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Le contraste est saisissant, et pourtant, le silence de certains « donneurs de leçons » est assourdissant.

D’un côté, nous avons eu la visite d’une ministre belge venue sur notre propre sol pour nous « expliquer » que les Congolais ne sont plus les bienvenus en Belgique pour des raisons économiques. Une véritable insulte à l’histoire. Comme le rappelle si bien le député belge Julien Ribaudo dans cette vidéo, la Belgique n’a jamais trouvé les raisons économiques « non valables » lorsqu’il s’agissait de piller notre caoutchouc, notre uranium, et aujourd’hui notre cobalt ou notre coltan.

Pourquoi cette arrogance ne suscite-t-elle pas l’indignation de ceux qui s’acharnent aujourd’hui sur Kinshasa ?

De l’autre côté, l’arrivée des migrants sud-américains, envoyés par les USA, est instrumentalisée pour stigmatiser la gestion actuelle du pays. Pourtant, regardons les faits avec honnêteté :

La Transparence : À Kinshasa, ces migrants sont visibles, ils parlent à la presse, ils témoignent. Où est la parole des Congolais parqués dans les centres fermés en Belgique ?

La Responsabilité : Si des Congolais partent, c’est aussi la conséquence directe d’un système de prédation économique séculaire dont la Belgique est l’un des pivots. Critiquer Kinshasa sans dénoncer le pillage qui force nos jeunes à l’exil, c’est se tromper de cible.

Le « Deux Poids, Deux Mesures » : On préfère attaquer un acte de solidarité diplomatique (l’accueil temporaire des Sud-Américains) plutôt que de relever le défi de la souveraineté face à une ancienne puissance coloniale qui vient nous narguer chez nous.

Heureusement, la vérité traverse les frontières. Quand un élu belge pointe lui-même l’hypocrisie de son propre gouvernement, il est temps que nous, Congolais, cessions de faire le jeu de ceux qui veulent nous maintenir dans l’autoflagellation.

Le mouvement migratoire ne date pas d’aujourd’hui, mais notre capacité à dire NON à l’humiliation, elle, doit être permanente.

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