Ministère du Portefeuille: Jean-Lucien Bussa, un bilan élogieux
Ministre du Portefeuille il y a peu, Jean-Lucien Bussa, devenu, dans la nuit du 07 au 08 août 2025, ministre de l’Aménagement du territoire, était l’invité spécial du prestigieux magazine « Fauteuil blanc », animé par le journaliste Jean-Marie Kasamba, patron de Télé 50. Au cours de cette émission le weekend dernier, il a mis en exergue son bilan élogieux réalisé dans son ministère, que d’aucuns semblent ignorer. Très modeste, il s’est appesanti sur pas moins de 30 réformes implémentées depuis juin 2024, disant qu’il a donné de la consistance au ministère du Portefeuille. Au sujet de sa permutation du Portefeuille à l’Aménagement du territoire, tout en remerciant le chef de l’Etat, Bussa se considère comme un réformateur appelé à apporter sa moderne contribution. Il a refusé ce débat de caniveau des réseaux sociaux qui font croire qu’il est parmi les ministres ayant fait longtemps dans plusieurs gouvernements, sans pour autant savoir ce qu’il a réellement fait partout où il est passé.

Au sujet des entreprises, Jean-Lucien Bussa a fait savoir que lorsqu’une entreprise est créée, ce n’est pas forcément le ministre du Portefeuille. C’est de la part de la volonté du Président de la République. Par rapport au système financier, l’État intervient là où les privés ne peuvent pas faire mieux que l’État.
Au sujet de la politique de création d’entreprise, il était question de créer une entreprise de vocation agricole et une entreprise intervenant dans le secteur financier. Voilà pourquoi nous avons proposé la création de deux banques pour rentabiliser le flux du Trésor public de l’économie. Le projet a été adopté. Il ne reste que la mise en œuvre.
Concernant certaines entreprises du Portefeuille, Bussa a été plus que clair : « Je laisse ces entreprises dans une dynamique de relance. Air Congo va bien. Elle va commencer une nouvelle ligne: Kinshasa-Afrique du Sud. Congo Airways va évoluer également. Deux avions seront acquis en septembre prochain grâce à la CNSS qui est actionnaire de cette entreprise publique », indique-t-il.
Dans cette émission, l’ex-ministre du Portefeuille explique que son ministère a la charge de la gestion et de l’administration des entreprises du Portefeuille de l’Etat. Les autres ministères assurent tout simplement la police technique.
A la question de savoir, que retenir de son passage au Portefeuille, il a répondu que pas moins de 30 réformes ont été réalisées. « Lorsque j’arrive au Portefeuille, je regarde les états financiers des entreprises. Je constate que les résultats sont négatifs », évoqué-t-il.
En ce qui concerne les joint-ventures, le ministre affirme qu’il y a des bénéfices importants. Selon lui, le reflet de ces performances n’est pas perçu au niveau des entreprises de l’État. C’est ainsi qu’il a donc suggéré que 25% de ces recettes de ces joint-venture soient déversées dans le trésor public. On ne gère pas avec le sentiment. Ce sont les intérêts des citoyens qui sont en jeu, dit-il.
Soulignons ici que d’autres actions ont été menées. Il s’agit de la participation de l’Etat Congolais dans la sélection des acheteurs de la production de Kamoa Copper SA, troisième producteur mondial du cuivre ; Dividende prioritaire et intangible dû à l’Etat en cas de bénéfice net comptable réalisé par les Entreprises minières du Portefeuille de l’Etat, etc.
« Je voudrais ici remercier le Président de la République qui m’a soutenu dans cette réforme. Je félicite également les honorables députés et sénateurs qui ont compris le sens patriotique de cette réforme », mentionne-t-il.
Quid des recommandations des états généraux des entreprises du portefeuille
A cette question, le ministre Jean-Lucien Bussa a affirmé que nous étions déjà en pleine phase d’opérationnalisation des recommandations issues des états généraux des entreprises du Portefeuille. Pour d’autres, les travaux se font encore. La Banque mondiale est en train d’appuyer quelques activités dans ce sens, dit-il.
Pour l’achat d’un véhicule par exemple, il faut une série d’opérations administratives. La loi sur le marché doit être adaptée à la réalité d’un pays qui veut se développer. Une loi est en pleine élaboration dans ce sens.
Et de poursuivre que les entreprises publiques ont l’autonomie de gestion. « Moi j’étais intransigeant. Certains qui ont mal géré ne sont plus Directeurs généraux », se félicite-t-il.
Et d’ajouter qu’il n’y a pas d’assignation chiffrée du ministre du Portefeuille aux entreprises du Portefeuille. Le rôle du ministre est de conseiller les mandataires à bien gérer. Aujourd’hui, le Gouvernement dispose d’une politique générale des entreprises du Portefeuille. Il faut féliciter le ministre qui a donné du contenu à ce secteur.
Bussa a révélé que dans le top 5 des banques Indonésiennes, l’État a des parts dans 4 banques. Est-ce que vous savez évaluer ce que l’argent de l’État génère comme recettes dans les banques commerciales privées ?
Voilà pourquoi il faut un modèle économique qui puisse rentabiliser le patrimoine foncier et immobilier des entreprises publiques. « Le dossier je l’ai déposé devant ta table de Mme la Première ministre trois semaines avant le remaniement », révèle-t-il.
Quid du social des travailleurs des entreprises du Portefeuille
Il a poursuivi en disant que dans la plupart des entreprises du Portefeuille, le traitement salarial tient compte du SMIG. Les mandataires publics ont reçu des instructions dans ce sens. Dans plusieurs entreprises, le grand défi demeure la paie des décomptes finals. A la RVA par exemple, nous avons orienté le DG et facilité l’accès au crédit à la BCDC. 750 agents ont été désintéressés. A l’ONATRA, ça ira également même si c’est un problème difficile, mais possible.
Disons que pour la première fois en 53 ans, 678 retraités (décompte final) de la RVA ont perçu leurs décomptes finaux. Un geste de justice sociale et de crédibilité financière de l’État-actionnaire. Ce désintéressement, rendu possible grâce à un montage financier adéquat, marque la fin d’une ère de salaires d’attente et d’incertitude, est également le prélude à une modernisation profonde de la gestion de nos entreprises publiques.
En août 2024, explique-t-il, j’avais présenté au Gouvernement le plan de relance de la MIBA. Les travaux se font. 50 millions de dollars américains ont été délivrés. « Je remercie le Président de la République pour son soutien dans ce processus. Je ne suis pas du genre d’hommes populistes qui font des bruits sur les réseaux sociaux. Pour moi, c’est d’abord le travail », s’explique-t-il.
A la question de savoir pourquoi il a été permuté malgré ces réformes multiples, « moi je remercie le Chef de l’État car il me donne l’occasion d’appliquer ce que j’ai appris dans plusieurs domaines », note le ministre.
Et d’ajouter, je suis réformateur. Je ne revendique pas ce qualificatif. Lorsque je suis arrivé au Commerce extérieur, j’ai opéré des réformes. Si le Chef de l’État ce n’est pas parce que celui qui est là a démérité, mais c’est pour que j’y apporte ma modeste contribution.
JMNK
