Ministre des Postes et Télécommunications : José Panda Kabangu a présenté les principales actions engagées au cours de sa première année

Le Ministre des Postes et Télécommunications, José Panda Kabangu, a présenté les principales actions engagées au cours de sa première année à la tête de ce ministère, mettant notamment l’accent sur la sécurisation juridique des opérateurs télécoms, le développement des infrastructures numériques et la relance du secteur postal.

Parmi les avancées enregistrées, le ministre a cité la régularisation et la conversion des titres et licences des principaux opérateurs télécoms, notamment Vodacom, Airtel, Africell et Orange. Cette démarche vise à leur garantir une sécurité juridique susceptible de favoriser les investissements et la mobilisation des financements nécessaires au développement du secteur.

Dans le domaine postal, José Panda Kabangu a évoqué la tenue des états généraux de la Poste, ainsi que la préparation d’une nouvelle loi postale appelée à remplacer le cadre légal datant de 2002. Il a également fait état des démarches entreprises en vue du retour en République démocratique du Congo du siège de l’Union africaine des télécommunications, de la régularisation des cotisations de la RDC auprès de l’Union postale universelle et de la mise en place du Fonds de développement des services universels.

S’agissant des infrastructures de télécommunications, la RDC dispose actuellement d’environ 10 000 à 12 000 kilomètres de fibre optique, alors que les besoins nationaux sont estimés à plus de 50 000 kilomètres à l’horizon 2030. Le pays compte, par ailleurs, près de 8 000 tours télécoms, pour un besoin évalué à environ 30 000. Le programme de transformation numérique soutenu par la Banque mondiale devrait contribuer à l’extension du réseau avec environ 11 500 kilomètres supplémentaires de fibre optique.

Le ministre a également indiqué que le Fonds de développement des services universels a commencé à collecter des ressources depuis janvier. Alimenté notamment par une contribution de 3 % du chiffre d’affaires des opérateurs, ce mécanisme doit permettre de financer le déploiement des infrastructures dans les zones rurales et périurbaines insuffisamment couvertes par les investissements privés.

Concernant la qualité des services, José Panda Kabangu a expliqué que les difficultés rencontrées dans plusieurs régions sont notamment liées au déficit d’infrastructures et aux coupures de fibre optique occasionnées par certains travaux routiers ou autres travaux de génie civil. Il a notamment évoqué le cas de Moanda et souligné la nécessité d’une meilleure coordination entre les différents ministères impliqués dans la réalisation des infrastructures.

Face aux plaintes des consommateurs relatives à la qualité des services, le ministère travaille avec l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) et les opérateurs afin d’améliorer le mécanisme de traitement des réclamations. Un numéro court, le 185, doit notamment permettre aux abonnés de signaler les difficultés rencontrées dans l’utilisation des services des opérateurs.

Dans le secteur postal, la réforme envisagée devra tenir compte des mutations induites par le numérique et le commerce électronique. La nouvelle législation devrait ainsi permettre de moderniser les services postaux et d’élargir leur contribution à la fourniture de certains services publics, notamment à travers le retrait de documents administratifs.

Enfin, le ministre a évoqué la mutualisation des infrastructures entre opérateurs. Il a notamment cité le rapprochement entre Vodacom et Orange autour du projet présenté sous l’appellation « Sengo », avec un objectif annoncé de 10 000 tours, ainsi que la coopération entre Airtel et Starlink.

Ces différentes initiatives s’inscrivent dans la volonté du ministère des Postes et Télécommunications de renforcer le cadre réglementaire, d’accélérer le développement des infrastructures numériques et d’améliorer progressivement l’accès des populations congolaises à des services télécoms et postaux plus accessibles et adaptés aux évolutions technologiques.

À la question transversale sur comment les trois secteurs peuvent-ils travailler ensemble, chacun des ministres s’est exprimé en ces termes :

José Panda Kabangu : « Les Télécommunications fournissent les infrastructures et les « autoroutes » nécessaires au développement du numérique ».

Augustin Kibassa Maliba : « L’Économie numérique utilise ces infrastructures pour développer les services et l’interconnexion des plateformes publiques, notamment avec la perspective d’un cloud souverain ».

Arlette Bahati Tito : « La Nouvelle Économie du Climat est transversale. Elle doit travailler avec les Télécommunications, le Numérique, les Finances, l’Économie, l’Énergie et les autres secteurs pour développer notamment les plateformes environnementales et les mécanismes de financement climatique ».

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