Jean Aimé Mbiya Bondo Shabanza
Premier Vice-Président fédéral
Représentant adjoint chargé des Affaires politiques et de la Diplomatie
Fédération UDPS/Tshisekedi des États-Unis d’Amérique
Dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires majeurs, des réformes institutionnelles en cours et la nécessité de préserver l’unité nationale, la Fédération UDPS/Tshisekedi des États-Unis d’Amérique suit avec une vigilance constante l’évolution de la situation politique en République démocratique du Congo. Attachée aux principes démocratiques, à l’État de droit et à la stabilité des institutions républicaines, elle réaffirme son soutien aux efforts déployés par les institutions de la République sous la conduite du Président de la République, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, garant de la Constitution, de l’indépendance nationale et du bon fonctionnement des institutions.
C’est dans ce contexte que la Fédération UDPS/Tshisekedi USA exprime sa vive préoccupation à la suite des récentes déclarations publiques de Monsieur Jean-Marc Kabund, Président du parti Alliance pour le Changement (A.Ch.), notamment son ultimatum adressé au Chef de l’État et son appel conditionnel invitant « le peuple à se prendre en charge » en cas d’absence de réponse à ses revendications.
Si la Constitution garantit à tout citoyen et à tout acteur politique la liberté d’expression, d’opinion et d’opposition, ces droits fondamentaux ne sauraient être dissociés de l’obligation de responsabilité qui incombe à toute personnalité publique. Dans une démocratie constitutionnelle, les mots engagent leurs auteurs. Les déclarations des responsables politiques influencent le climat social, la confiance des citoyens envers les institutions ainsi que la crédibilité de l’État sur la scène nationale et internationale.
À cet égard, la Fédération UDPS/Tshisekedi des États-Unis d’Amérique rappelle à Monsieur Jean-Marc Kabund, ainsi qu’à l’ensemble des acteurs politiques congolais, que les rapports avec les institutions de la République doivent toujours être empreints de respect, de retenue et d’un sens élevé de la responsabilité. Le Président de la République, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, n’agit pas comme le représentant d’une partie politique lorsqu’il exerce ses prérogatives constitutionnelles ; il est le Chef de l’État, garant de la Constitution, de l’unité nationale, de la continuité de l’État et du bon fonctionnement des institutions de la République.
Dans cette perspective, la Fédération rappelle que le dialogue national annoncé par le Chef de l’État constitue, par nature, un cadre républicain destiné à favoriser la concertation entre les différentes composantes de la Nation afin de rechercher des solutions consensuelles aux défis auxquels le pays est confronté. Conformément à l’esprit des institutions, le Président de la République en est le garant et le facilitateur institutionnel, et non une partie prenante défendant des intérêts partisans. Le succès d’un tel processus repose sur le respect mutuel, la responsabilité des participants et la volonté commune de privilégier l’intérêt supérieur de la Nation.
La Fédération invite, dès lors, Monsieur Jean-Marc Kabund ainsi que tous les responsables politiques à faire preuve de mesure dans leurs déclarations publiques et à éviter toute personnalisation excessive du débat politique. Le Chef de l’État ne doit pas être appréhendé comme un adversaire politique ordinaire ou un interlocuteur relevant de rapports de familiarité, mais comme une institution de la République dont la fonction appelle un respect particulier, indépendamment des divergences d’opinion ou des positionnements politiques de chacun.
Par ailleurs, si Monsieur Jean-Marc Kabund souhaite engager un débat ou formuler des critiques concernant l’UDPS/Tshisekedi en tant que formation politique, la Fédération estime que ce débat doit naturellement se tenir avec les instances dirigeantes compétentes du parti. À ce titre, le Secrétaire Général et Président ad intérim de l’UDPS/Tshisekedi, l’Honorable Augustin Kabuya Tshilumba, demeure l’autorité politique habilitée à répondre aux questions relatives à l’organisation, au fonctionnement et aux orientations du parti.
La Fédération considère qu’il est essentiel de préserver une distinction claire entre les responsabilités constitutionnelles du Chef de l’État et celles des dirigeants d’un parti politique. Entretenir une confusion entre ces deux sphères institutionnelles risque d’affaiblir la culture démocratique, de brouiller la compréhension des rôles de chacun et d’alimenter inutilement les tensions politiques.
À l’heure où la République démocratique du Congo est confrontée à d’importants défis sécuritaires, économiques et diplomatiques, la responsabilité de tous les acteurs politiques est d’élever le niveau du débat public, de privilégier les voies institutionnelles et de contribuer à un climat politique apaisé. La Fédération UDPS/Tshisekedi des États-Unis d’Amérique lance ainsi un appel solennel à l’ensemble de la classe politique et au peuple congolais afin que chacun fasse preuve de retenue, de maturité et de sens de l’État. Les divergences politiques sont légitimes dans une démocratie ; elles doivent cependant s’exprimer dans le respect des institutions, des lois de la République et de la dignité des fonctions publiques, qui constituent le socle indispensable de la stabilité nationale et de la consolidation de notre démocratie.
- Dans une démocratie constitutionnelle, les mots ne sont jamais anodins. Les déclarations des responsables politiques influencent directement le climat social, la confiance des citoyens envers les institutions ainsi que la perception du pays par ses partenaires nationaux et internationaux.
L’expérience politique de nombreux États démontre que les discours ambigus, les appels à la confrontation ou les déclarations laissant entrevoir une contestation extraconstitutionnelle du pouvoir constituent souvent les premiers facteurs d’instabilité politique. Dans un pays comme la République démocratique du Congo, confronté à une guerre d’agression dans sa partie orientale, à des défis sécuritaires persistants et à d’importantes attentes sociales, toute communication politique doit être guidée par le sens de l’État, la responsabilité et la préservation de la cohésion nationale.
La Fédération UDPS/Tshisekedi USA considère que l’ultimatum lancé au Chef de l’État, assorti d’un appel au peuple à « se prendre en charge », est susceptible d’être interprété par certains comme une invitation à des formes de mobilisation pouvant échapper au cadre légal et institutionnel. Même lorsqu’une telle intention n’est pas explicitement exprimée, le devoir de prudence impose aux responsables politiques d’éviter toute formule susceptible d’alimenter des tensions ou de créer une confusion dans l’esprit des citoyens.
L’histoire récente de la République démocratique du Congo rappelle suffisamment les conséquences dramatiques des discours de radicalisation politique. Les crises institutionnelles, les violences politiques et les conflits qui ont marqué différentes périodes de notre histoire nationale démontrent que les ambitions individuelles ne doivent jamais prendre le pas sur l’intérêt supérieur de la Nation. La démocratie congolaise, encore en consolidation, exige davantage de responsabilité que de surenchère politique.
L’opposition constitue un pilier essentiel de toute démocratie moderne. Son rôle est d’exercer un contrôle citoyen, de proposer des alternatives crédibles et de contribuer à l’amélioration de la gouvernance publique. Cependant, la crédibilité d’une opposition républicaine repose sur sa capacité à convaincre par la force des idées, la qualité de ses propositions et le respect des mécanismes constitutionnels, non par des déclarations susceptibles de fragiliser la confiance des citoyens envers les institutions de la République.
La Fédération UDPS/Tshisekedi USA rappelle qu’aucun changement politique durable ne peut être obtenu en dehors du cadre fixé par la Constitution. Les élections, le débat démocratique, le dialogue institutionnel et les voies judiciaires demeurent les seuls mécanismes légitimes de résolution des divergences politiques dans un État de droit.
À cet égard, la Fédération appelle l’ensemble de la classe politique congolaise, majorité comme opposition, à faire preuve de retenue, de maturité politique et d’un sens élevé de la responsabilité nationale. Les défis auxquels la République démocratique du Congo est confrontée exigent davantage d’unité que de divisions, davantage de patriotisme que de calculs politiques, davantage de propositions que de provocations.
La Fédération estime également qu’il appartient aux institutions compétentes de la République, conformément à leurs prérogatives constitutionnelles et dans le strict respect des libertés publiques, d’apprécier toute déclaration susceptible de porter atteinte à l’ordre public, à la sécurité nationale ou à la stabilité des institutions. Dans un État de droit, nul n’est au-dessus de la loi, mais nul ne peut davantage être privé des garanties que lui confèrent la Constitution et les textes en vigueur. La justice doit demeurer indépendante, impartiale et exclusivement guidée par le droit.
Depuis les États-Unis d’Amérique, la Fédération UDPS/Tshisekedi réaffirme son engagement à soutenir toutes les initiatives visant à consolider les institutions républicaines, à renforcer la démocratie, à préserver la paix sociale et à promouvoir le développement durable de la République démocratique du Congo. La diaspora congolaise demeure un acteur important du rayonnement international du pays et continuera d’apporter sa contribution à la défense de l’image, de la stabilité et des intérêts supérieurs de la Nation.
La Fédération renouvelle enfin son soutien aux efforts entrepris par le Président de la République et le Gouvernement dans la recherche de la paix, particulièrement face aux défis sécuritaires qui affectent l’Est du pays. Elle encourage toutes les forces politiques à privilégier un dialogue républicain, fondé sur le respect des institutions, de la Constitution et de la souveraineté nationale.
La République démocratique du Congo appartient à tous les Congolais. Sa stabilité ne saurait être sacrifiée sur l’autel des ambitions partisanes. L’avenir de notre Nation repose sur le respect des lois, la responsabilité des dirigeants politiques, la maturité démocratique des acteurs publics et la défense permanente de l’intérêt supérieur de la République.
Fédération UDPS/Tshisekedi des États-Unis d’Amérique
Pour la paix, la stabilité institutionnelle, la démocratie et le respect de la République.
