Mission d’apprentissage entre pairs, Denis Kadima : « La cybersécurité électorale est une question de souveraineté et de crédibilité démocratique »

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En clôture de la mission d’apprentissage entre pairs organisée dans la capitale italienne, le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Denis K. Kadima, est intervenu sur le thème stratégique : « Les enjeux des cybermenaces dans les processus électoraux », mettant en lumière les défis et les réponses apportées par la République démocratique du Congo en matière de cybersécurité électorale.

Prenant la parole devant ses homologues et partenaires internationaux réunis à Rome, le Président de la CENI a rappelé la singularité du contexte congolais : « La République Démocratique du Congo organise des élections dans un environnement parmi les plus complexes au monde : plus de 100 millions d’habitants, un territoire de 2,3 millions de km², des infrastructures limitées et une forte dépendance aux technologies numériques. »

Dans ce cadre, il a insisté sur la vision stratégique adoptée par la CENI : « Nous avons considéré la cybersécurité non pas comme un simple enjeu technique, mais comme une question de souveraineté, de stabilité institutionnelle et de crédibilité démocratique. »

Le Président Denis Kadima a détaillé les priorités ayant guidé les investissements de la CENI, notamment la protection des données électorales, l’intégrité des systèmes, la prévention des ingérences et la continuité des opérations électorales.

« Les commissions électorales sont aujourd’hui des cibles privilégiées des cyberattaques. Face à cette réalité, nous avons déployé une approche globale fondée sur la sécurisation des réseaux, des équipements, des applications, ainsi que sur la mise en place d’un centre de surveillance opérationnelle fonctionnant 24h/24. »

Revenant sur les élections de 2023–2024, il a révélé l’ampleur des menaces auxquelles la CENI a été confrontée : « Nous avons subi plus de *8 456 tentatives d’attaques, allant des attaques DDoS* aux tentatives d’accès non autorisés. Mais aucune n’a compromis nos systèmes critiques ni les données électorales. »

Le Président de la CENI a souligné la capacité de réponse des équipes techniques : « Toutes les adresses IP malveillantes ont été identifiées et bloquées. Nos dispositifs de défense ont été renforcés en temps réel, grâce à des mécanismes avancés d’analyse et de filtrage. »

Au-delà de l’aspect technique, le Président Denis Kadima Kazadi a partagé les principaux enseignements tirés de cette expérience : « La cybersécurité électorale repose d’abord sur une gouvernance forte et des mécanismes de redevabilité. Les menaces internes sont tout aussi critiques que les attaques externes, et la résilience exige une combinaison de technologies, de procédures et de formation. »

Il a également insisté sur un point clé dans le contexte actuel : « La confiance du public dans les résultats électoraux dépend désormais autant de la robustesse des systèmes numériques que de la transparence du processus électoral. »

En conclusion, le Président de la CENI a réaffirmé la capacité des institutions africaines à relever ces défis : « L’expérience de la CENI démontre qu’il est possible de sécuriser un processus électoral numérique à grande échelle, même dans un environnement contraint, à condition d’investir dans la gouvernance, les capacités humaines et la résilience opérationnelle. »

Cette intervention a permis de positionner la République démocratique du Congo comme un acteur engagé et résilient face aux défis émergents de la cybersécurité électorale.

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