Miti : appel ferme contre le pillage écologique
Le chef du groupement de Miti, Cirimwami Bibomba, monte au créneau pour défendre les ressources naturelles de son territoire. Dans une déclaration sans équivoque, il met en garde toutes les personnes qui chercheraient à profiter du contexte actuel pour s’adonner à l’exploitation illégale des richesses environnementales. Pour lui, il ne saurait être question de tolérer la moindre forme de prédation dans une région déjà fragile sur le plan écologique.
Il s’attaque particulièrement à deux pratiques devenues courantes : la coupe anarchique de bois dans le parc national de Kahuzi-Biega et la production incontrôlée de braises. Ces activités, souvent motivées par des raisons économiques, constituent selon lui de graves menaces pour l’équilibre de l’écosystème local. Elles mettent en péril non seulement la biodiversité du parc, mais aussi les moyens de subsistance à long terme des communautés riveraines.
Cirimwami Bibomba élargit sa dénonciation en pointant du doigt les actes de vandalisme perpétrés dans la concession de l’Institut National pour l’Étude et la Recherche Agronomique (INERA) à Mulungu, en territoire de Kabare. Il fustige ces actes qui, au-delà des pertes matérielles, symbolisent un désengagement collectif vis-à-vis de la préservation du patrimoine environnemental et scientifique.
À travers ce message d’alerte, le chef de Miti rappelle la nécessité d’un sursaut de conscience. Il appelle les autorités compétentes, les organisations locales et les habitants eux-mêmes à s’unir pour protéger les ressources naturelles, car leur destruction signerait à terme la ruine de tout un territoire. L’heure est à la vigilance et à l’action concertée pour barrer la route aux ennemis de l’environnement.
