Cette phrase de Laurent-Désiré Kabila n’est pas un slogan. C’est un serment ! Cinq mots pour dire un devoir : placer la patrie au-dessus de soi.
Ne jamais trahir le Congo, c’est d’abord ne pas trahir sa souveraineté (le droit d’un peuple à décider seul de son destin). C’est ensuite ne pas trahir l’intégrité de son territoire. C’est enfin ne pas trahir la dignité de ceux qui l’habitent.
Le 12 octobre 2026, à Goma, l’ancien Président Joseph Kabila a pris la tête du Front pour la Refondation de la Nation. Un ancien Président de la République n’est pas un citoyen comme les autres. Il a prêté serment devant la nation. Ce serment ne s’éteint pas avec la fin du mandat : il engage sa personne, son nom et son héritage. Ses choix se jugent à cette aune, et à celle-là seulement.
Nos compatriotes de l’Est ne demandent pas la guerre. Ils demandent la sécurité, la paix, le retour dans leurs foyers, la reprise de leurs champs et de leurs commerces. Leur souffrance devrait être la première préoccupation de tout responsable congolais ; elle ne saurait devenir un marchepied vers le pouvoir.
« Refonder la Nation », dites-vous. Cela n’a de sens que si celui qui prétend la refonder commence par respecter ses frontières, sa souveraineté et son peuple.
