Nord-Ubangi: Les parties prenantes sensibilisées sur les avantages du projet WWC
Gbadolité, chef-lieu de la province du Nord-Ubangi, a abrité une matinée d’information et de sensibilisation sur le projet Widelife Works Carbon de Businga (WWC). Cette rencontre à l’intention des chefs coutumiers de l’Aire du projet Businga et autres territoires de cette province était présidée par le gouverneur de la province. L’objectif final était de partager les informations et sensibiliser ces communautés sur le projet Businga, un projet communautaire qui met en relief les intérêts des communautés à travers la récompense des efforts déployés dans le domaine de la conservation. Cette grande rencontre a donné lieu à la présentation du projet par le chef de projet, suivi des allocutions des autres intervenants.

Ce grand projet de la conservation des écosystèmes forestiers est situé dans la province de Nord Ubangi, territoire de Businga. Évoluant dans le domaine de la REDD+ à travers la compensation des émissions de gaz à effet de serre axé sur le boisement et le reboisement, ainsi que sur la déforestation et la dégradation forestière évitées dans la concession forestière de conservation étendue sur une superficie totale de 299,999 hectares, WWC Businga est porteur d’espoir aux communautés à travers des solutions basées sur la nature et place les écosystèmes forestiers au centre de la vie et de la survie.
Pour Michel Bankanza, Chef de projet Businga, dans le cadre de ce projet, nous avons besoin d’informer à toute la population du Nord-Ubangi, surtout à travers les notables, les autorités politico-administratives, et d’autres personnalités, ce qu’est le projet WWC, qu’est-ce que nous faisons, parce que les gens se posent des questions, on ne sait pas ce que vous faites et quels sont les avantages à tirer dans ce projet ?

« Il était question d’essayer d’expliquer à toutes les parties prenantes le bien-fondé de notre projet, la hauteur de nos réalisations et qu’est-ce que les gens peuvent s’attendre pour ce projet ? WWC est une société de conservation de la nature qui a bénéficié d’une concession foncière de conservation dans le territoire de Businga. Nous travaillons avec les communautés qui sont dans et à l’extérieur de la concession pour protéger cette forêt, dans le but de vendre le crédit carbone », a indiqué Michel Bankanza, avant d’ajouter que « dans les 290 hectares qui nous ont été octroyés se trouvent dans 4 groupements : Bozale, Mozuande, Bomongo et Babanzi. Il y a aussi d’autres groupements qui sont dans la zone du projet ».
Un projet qui arrive à point nommé
Ce projet apporte une approche qui concilie le bien-être de la population à la conservation des écosystèmes forestiers pour un développement durable. WWC, ce géant mondial dans la vente de crédit Carbonne mène des inventaires de la biomasse afin d’établir la quantification de CO2 séquestré par la végétation et les bénéfices de la vente de certificats associés au carbone, sont repartis sur base de l’Arrêté interministériel fixant modalité de répartition après-vente. Pour ce projet, la valorisation des forêts debout reste le cheval de bataille.

Voilà qui a poussé le Gouverneur de la province du Nord-Ubangi, Jean-Bosco Kotondoanfio, a affirmé que ses impressions ne peuvent qu’être bonnes. « Nous sommes une province qui a un peu trop de problèmes et que pour que ces problèmes soient résolus, nous avons besoin d’un grand projet comme celui-là. Je suis content du fait que les gens aient pris conscience que pour que ce projet puisse se développer, pour permettre à la province de décoller », explique-t-il.
Jean-Bosco Kotondoanfio de poursuivre que « pour la province du Nord-Ubangi, il n’y a qu’à travers la forêt que nous pouvons avoir quelque chose. Comme nous avons 1.500.000 hectares, tout celui qui arrive et qui remplit les conditions, évidement qu’il faut passer par le gouvernement central et là, on ne peut pas s’opposer. Nous voulons avoir beaucoup plus de projets pour permettre à la province de revivre et de respirer, parce qu’il y a beaucoup de problèmes. On ne peut pas absolument compter sur le Gouvernement central, il faut que la province réfléchisse pour savoir comment elle peut se développer ».
JMNK



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