Nous a-t-on compris ?
Judith Suminwa Tuluka et son équipe gouvernementale doivent avoir à l’esprit que les grottes bouillonnent déjà avec ces énormes défis, au moment où la RDC traverse une crise sécuritaire. Ne pas réussir là où les autres ne s’y sont parvenus pour booster l’agriculture du pays, c’est entrainer la RDC vers un suicide collectif. Elle doit réussir car les opportunités, il y en a. Elles sont immenses. Le cas contraire enverrait toute une Nation à l’hécatombe social.
En effet, dès les premiers instants de son ascension en juin 2024, nous avions tiré la sonnette d’alarme et enjoint à la Première Ministre à faire fi du potentiel minier, qui ne profite qu’à des groupes d’intérêts bien déterminés, pour focaliser son action sur l’agriculture. Car, base de tout développement, Judith Suminwa, son gouvernement et nous avons remarqué que l’agriculture a été reléguée au dernier plan par les gouvernements précédents. Qui se sont plus intéressés au secteur minier. Là où ils brassaient des millions de dollars pour leur guise, pour leurs propres intérêts. Pas ceux de la Communauté.
Dès que portés haut du perchoir, à Le Quotidien, nous avions « tiré les oreilles » de Judith Suminwa et de ses ministres de mettre tout en œuvre pour relancer ce secteur afin de prendre une revanche sur les mines. L’agroforestier, la pêche, l’élevage, la culture maraichère les attendaient jusqu’alors au fin fond des villages, au fin fond du Pays où il n’existe quasiment plus des routes de desserte agricole ; là où des villages entiers vivent presque comme dans l’ère cénozoïque, sans eau, sans électricité, sous une vie précaire.
Nous avions aussi demandé à Judith Suminwa de mettre l’accent et appuyer la promotion des technologies appropriées en vue de réduire la pénibilité et accroitre les revenus des familles rurales, améliorer l’accès aux services sociaux de base, notamment les conditions favorables pour l’accès à l’eau potable et à la santé. En même temps, nous avions enjoint au Gouvernement de favoriser l’implantation des entreprises de génie civil chargées de la construction et l’entretien des routes ainsi que celle de transport en commun des personnes et des marchandises par le transport terrestre, fluvial ou aérien.
Nous avions encore proposé de favoriser les petits investissements, les micro-crédits pour développer l’agriculture et l’agro-industrie mécanisée en vue d’assurer l’autosuffisance alimentaire. Cette politique devrait viser de réduire les importations des produits de base (poisson chinchard, cuisses et croupions de dinde, tripes de bœuf) et permettre à la fois l’accroissement des revenus dans les communes rurales, au fin fond des villages.
Nous avions enfin exhorté Judith Suminwa et ses ministres experts de s’interdire cette vie de pacha menée par des pseudos Congolais qui n’ont eu que faire du social du Peuple. Du social de la population. Du social de ceux au nom de qui ils s’égosillaient à parler au quotidien, du reste, de façon insidieuse et malhonnête.
Notre voix avait-elle été entendue ?
Willy K.
