Or : la RDC envisage de nouvelles mines industrielles, sur fond de hausse des prix
Bien que surtout connue pour ses réserves cuprifères et cobaltifères, la RDC est également dotée d’un potentiel aurifère notable. Le pays ne compte néanmoins encore que peu de sites d’exploitation industrielle, la mine Kibali couvrant à elle seule environ 90% de sa production.
La République démocratique du Congo mène actuellement des discussions en vue de conclure des accords pour développer de nouvelles mines industrielles d’or. C’est ce qu’a affirmé le ministre des Mines Louis Watum dans une interview publiée le jeudi 25 septembre par Bloomberg. Une annonce qui survient dans un contexte favorable pour le métal jaune, dont le prix se négocie au-dessus du niveau record des 3700 USD l’once ce vendredi 26 septembre.
L’or a déjà gagné plus de 40% depuis le début d’année. Si ce facteur n’a pas été mis en avant, on apprend que la mesure annoncée par le ministre s’inscrit parmi les initiatives prévues pour limiter les pertes liées à la contrebande d’or, lesquelles avoisineraient les 60 tonnes par an. Pour cela, les autorités congolaises sont en contact avec plusieurs compagnies minières, dont le canadien Barrick Mining, opérateur de la mine Kibali qui pourvoit environ 90% de la production aurifère nationale.
« De nombreuses discussions sont en cours et quelques accords pourraient être annoncés prochainement […]. Nous ne discutons pas seulement avec de grandes sociétés minières existantes comme Barrick. Nous ouvrons également de nouveaux horizons à de nouveaux entrants » relaie Bloomberg.
Pour l’heure, peu de détails ont filtré sur l’état d’avancement et les contours des différentes discussions évoquées. Il faut toutefois noter que la hausse des prix de l’or est un facteur qui incite généralement les compagnies minières à injecter de nouveaux investissements dans les projets. « C’est l’effet « ruée vers l’or ». Quand les prix montent, tout le monde se précipite pour trouver de l’or » expliquait notamment l’analyste de CRU Olivier Blagden lors d’un entretien accordé à Agence Ecofin.
En attendant davantage de précisions, notons que la RDC compte déjà plusieurs projets aurifères notables. Citons notamment Adumbi, un gisement de 3,66 millions d’onces de ressources minérales opéré par la société minière canadienne Loncor Gold. Le projet Misisi d’Avanti Gold abrite aussi un gisement hébergeant plus de 3 millions d’onces de ressources inférées.
Aurel Sèdjro Houenou
