Parlement : Electeurs fautifs !

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La RDC papillote au Parlement depuis plus d’une semaine. Ça bouillonne, ça s’insulte ; ça s’envoie des quolibets fricotés à coups d’espèces sonnantes et trébuchantes. Ça résonne comme des vulgaires personnes, pourtant élues aux suffrages universels directs pour l’Assemblée nationale et indirect pour le Sénat. Tous composent ce qu’on appelle « Parlement ».

A considérer les scenarii, les faits et gestes de ces deux dernières semaines, personne ne pourra nous contredire que c’est le résultat de l’inconscience de nous électeurs qui avons porté certains personnages sulfureux dans cet hémicycle. Devant les discours politiques des amuseurs publics qui se sont dits populaires et représentatifs, les électeurs ont mordu à l’hameçon. Pourtant…

En effet, les électeurs congolais n’ont rien fait pour écarter aux urnes ceux qui viendraient encore prendre leur pays en otage pour les intérêts partisans ; pour leurs propres intérêts, sans s’être rendus en « consultations populaires » vers ce peuple, leurs électeurs dont ils ont prétendu tant aimer et représenter ; ceux-là qui ne se rendent pas compte du danger, du désastre et du désespoir qu’apporteraient ceux que nous avons portés sur les strapontins du pouvoir politique, économique et social, au bénéfice des minables billets de banque et d’autres présents indigestes.

Les électeurs ont donc mordu à l’hameçon. De telle sorte que loin de nous souvenir du passé récent, nous avons encore choisi et donné nos voix à certains candidats indigestes, aux esprits politiques tordus qui s’amusent au Palais du peuple au nom de qui ils parlent, sans vertu ni vergogne !

C’est pourquoi, à analyser ses faits et ses gestes, la ribambelle de la bouillabaisse politique que nous avons choisie et dont la politique est devenue un hobby et une carrière économique pour d’autres, a désormais comme mission : porter un préjudice politique et financier au pays. Pour y parvenir, ils mijotent des stratagèmes pour que rien n’avance tant qu’ils ne seront pas portés dans le cercle privé des privilégiés du pays.

Je m’explique : si nous ne nous sommes pas laissés charmer par des discours enchanteurs, impénitents et fallacieux que distillaient cette bouillabaisse, on ne rencontrerait pas dans les allées du pouvoir des caïmans et dinosaures politiques, des herbivores et ruminants chahuteurs, des nouveaux et patentés moines-dormeurs qui alimentent la chronique ces derniers temps. Avec elle (bouillabaisse), ceux-là qui à cherchent à bloquer, à leur guise et intérêts, certaines Institutions du Pays, pour se retrouver dans le strapontin du pouvoir politique, social mais surtout économique du pays. Leur hobby étant de ratisser large sous les comptes du Trésor public.

Ceci étant cela et ceci faisant cela, souffrons et acceptons les caprices de cette politique imprimée par ces pervers, mégalomanes indélicats, contrebandiers, flibustiers et avares qui cherchent à tout prix à pirouetter, une fois encore, les pavillons de la politique congolaise. Bref, des personnages dont l’éthique et la déontologie sont presqu’inexistantes, si pas reléguées au dernier plan.

Pour tout dire, sommes-nous fautifs pour avoir voté, pour avoir accordé nos voies et fait confiance à ceux dont nous pensions défendre nos causes. Pour avoir cru et donné quitus à cette vanité politique ; à celle classe politique stupide, inconsciente, sans réserve mais surtout vorace et rapace financier.

Willy Kilapi

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