Paul Kagame, l’homme qui tient tête à Trump et fait mentir Rubio

​Le 4 juin dernier, devant le Congrès, le secrétaire d’État américain SecRubio affichait un optimisme de façade en déclarant espérer un retrait des forces de défense rwandaises (RDF) de l’Est de la RDC avant la mi-juillet. Nous sommes aujourd’hui le 15 juillet 2026, et le constat est sans appel : aucun désengagement n’a eu lieu.

​Sur le terrain, dans le Nord et le Sud-Kivu, les armes continuent de parler. Les troupes de Paul Kagame, loin de se replier, maintiennent leur emprise aux côtés de l’AFC_M23, tournant ostensiblement le dos aux engagements signés à Washington sous l’égide de la Maison-Blanche.

Le « Mollah » des Grands Lacs

​La ressemblance est frappante. À l’instar du régime des Mollahs à Téhéran, qui défie continuellement les superpuissances tout en finançant l’instabilité chez ses voisins, le régime de Kigali applique la même recette d’impunité. Paul Kagame utilise la diplomatie pour gagner du temps, signe des accords à Washington pour desserrer l’étau des sanctions, puis se mure dans le déni une fois de retour sur le terrain.

​En refusant d’honorer sa part de l’accord (le retrait militaire) tout en exigeant de Kinshasa la neutralisation préalable et unilatérale des FDLR, Kigali a sciemment conçu un scénario de blocage permanent.

​Le constat est implacable : Faute de sanctions automatiques et contraignantes dans le texte de l’accord de Washington, la diplomatie américaine s’est fait berner.

L’heure de vérité pour l’administration Trump

​Donald Trump s’est toujours présenté comme le garant d’une diplomatie de force, d’un leadership fort qui ne tolère pas qu’on lui manque de respect ou qu’on trahisse sa signature. En laissant Paul Kagame ridiculiser les prévisions de son secrétaire d’État, l’administration américaine envoie un signal de faiblesse inacceptable aux yeux du monde.

​Si les États-Unis veulent préserver leur crédibilité dans la région des Grands Lacs et prouver que l’Accord de Washington n’était pas qu’une simple diversion politique, ils doivent agir. Les beaux discours de Marco Rubio doivent désormais céder la place à des sanctions financières et militaires directes, ciblées et asphyxiantes contre le régime de Kigali.

​On ne négocie pas avec ceux qui se nourrissent du chaos. Il est temps que Washington s’en rende compte.

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