Piochons ensemble !
Qui a maudit les politiciens congolais ? Qui les a créés ? Sont-ils conscients de la dérive totalitaire et du désastre qu’ils sont en train de causer au pays ? Le leur et le nôtre ? Telles sont des questions qui ne mériteront, peut-être pas, des réponses dans l’immédiat.
En effet, loin de nous l’idée de débiter toute notre rage et notre désapprobation en ces lignes, du moins, eux ces politiciens, vous et nous avons constaté que désormais l’accès et la course effrénée aux postes de responsabilités politiques du régime USN consistent, pour certains, à l’enrichissement illicite et sans cause à la bombance financière, aux privilèges de juridictions et à d’autres avantages indus, comme il est de coutume dans la sphère politique congolaise. Une fois portés au sommet, c’est la fête…
Comme on peut bien le saisir et le comprendre, en RDC, bien de citoyens se fractionnent pour s’arroger les strapontins politiques. Malheureusement, une fois portés par des combines politiques malsaines, ils n’hésitent pas et se complaisent à ruiner le pays, en s’arrogeant des allégories financières sans commune mesure, oubliant la mission première pour laquelle ils ont été portés par le souverain primaire. La politique étant devenue une aubaine pour eux, ils n’hésitent pas à faire main basse sur les ressources publiques. Il s’ensuit que le partage du gâteau se fait de façon péremptoire pour satisfaire épouses, époux, enfants, tantes paternelles et maternelles, cousins germains, garçons de course et autres rombières aux impédimenta agressives et aux seins appétissants. Le peuple, qui les a portés au perchoir, est relégué au dernier plan.
Comme pour allier l’acte à la parole, le discours change. Le social, la santé, l’éducation, le développement du pays tant évoqué lors des campagnes électorales, la lutte contre les détournements des deniers publics, on n’en connaît plus. Ils sont rabroués. En lieu et place, c’est plutôt le gain, le goût du lucre qui comptent, le détournement des deniers publics. Sans scrupule ni remords. On les voit rouler dans la fête autour du gâteau national, autour des banquets financiers avec leurs maîtres à penser qui sont enjôlés, vénérés et qui reçoivent des saluâtes dignes d’un dieu. Difficilement vaincus, certains rampent même, par leurs discours, par leurs interventions frivoles à travers les médias, pour défendre la cause de leurs maîtres. Tout se passe pour le meilleur du monde. Pour eux ! Pas pour le peuple !
Pour des maigres moyens financiers que la RDC peut encore engranger, ils sont malheureusement suçotés par des politiques aux intérêts égoïstes et partisans. Par leurs excellences. Ceux-là qui se font appeler ainsi. Mais, dès que la roue tourne, avec des soupçons d’arrestation, c’est la trahison. Ils sont nombreux et se comptent par centaine. Ceux-là qui pactisent et bouffent avec le pouvoir le jour, dilapident les biens communs mais qui préparent le lit pour aller passer la nuit dans la rébellion ; non contents d’avoir accès au faste festin.
En âme et conscience, ils abandonnent leurs anciens lieutenants pour se rallier aux ennemis de la République. La rhétorique est toujours la même : « le pays est mal dirigé ». Un comportement que les Congolais, la grande Plèbe doit absolument piocher pour dénicher tous les malabars politiques aux bras longs, des détourneurs des deniers publics qui n’auront plus la parole, ni un seul siège lors des prochaines joutes. Même pas un seul.
A la Plèbe et aux esprits avertis de mieux piocher, 2028 n’étant plus loin.
Willy Kilapi
