Plus d’un million de personnes déplacées en 130 jours en Somalie, selon le HCR

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Un mélange de conflits, de sécheresse sévère et d’inondations dévastatrices a forcé plus d’un million de personnes en Somalie à fuir leurs maisons en seulement 130 jours, un taux de déplacement record pour ce pays de la Corne de l’Afrique, a indiqué le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dans un communiqué rendu public mercredi.

Les chiffres enregistrés par le HCR et le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) montrent que le conflit a été l’une des principales causes de déplacement entre le 1er janvier et le 10 mai de cette année. Dans le même temps, plus de 408.000 personnes ont été déplacées par les inondations et 312.000 autres par la sécheresse.
La plupart d’entre elles ont fui vers les régions de Hiraan (centre de la Somalie) et de Gedo (sud).
« C’est une grande tragédie de constater l’impact sur les personnes les plus vulnérables de Somalie. Elles sont les moins responsables du conflit et de la crise climatique, mais elles sont les plus durement touchées », a déclaré Magatte Guissé, représentant du HCR en Somalie, cité dans le communiqué.
Au total, plus de 3,8 millions de personnes sont actuellement déplacées en Somalie, ce qui aggrave une situation humanitaire déjà désastreuse où quelques 6,7 millions de personnes luttent pour satisfaire leurs besoins alimentaires, a précisé l’agence onusienne basée à Genève, en Suisse.
« Les besoins humanitaires en Somalie ne cessent de croître. Nous travaillons avec les agences humanitaires pour répondre au mieux, mais avec les nouveaux déplacements qui augmentent chaque jour, les besoins sont écrasants », a souligné M. Guissé.

Les Etats-Unis accordent 30 jours à l’Iran pour vendre son pétrole déjà chargé en mer Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement, pour une durée de 30 jours, les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé en mer, afin de pallier la pénurie d’approvisionnement due aux interruptions du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette licence générale, délivrée par son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne déjà chargés à bord de navires à compter de vendredi. Les transactions visant à assurer l’accostage et le mouillage en toute sécurité des navires concernés, à préserver la santé ou la sécurité des membres d’équipage, à effectuer des réparations d’urgence ou à protéger l’environnement, ainsi que divers services, sont également autorisées. Il convient de noter que les transactions autorisées par cette licence comprennent l’importation aux Etats-Unis de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne. « Cette autorisation temporaire et à court terme est strictement limitée au pétrole qui est déjà en transit et n’autorise pas de nouveaux achats ni de nouvelle production », a précisé vendredi le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un message publié sur X. L’Iran aura du mal à accéder aux recettes générées et les Etats-Unis continueront d’exercer une pression maximale sur l’Iran et sur sa capacité à accéder au système financier international, a-t-il ajouté. Washington a déjà assoupli ses sanctions visant le pétrole russe et vénézuélien, parallèlement à la mise à disposition coordonnée des réserves conflit un Etats-Unis, Israël et l’Iran dure depuis trois semaines et perturbe gravement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole transitant par cette voie ayant chuté à moins de 10% de leur niveau d’avant le conflit.

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