Pour faciliter la riposte de la maladie à virus Ebola: Le Rwanda sommé de quitter la RDC
En fermant sa frontière avec la RDC, le Rwanda a une fois de plus manifesté sa mauvaise foi devant les populations qu’il est censé protéger. La RDC exige au Rwanda de quitter l’Est du pays afin de faciliter la riposte contre la maladie à virus Ebola. Car dans un contexte d’occupation, on ne sait pas réellement organiser la riposte, ni surveiller les personnes qui étaient en contact avec le seul cas confirmé. De même, il est prouvé que le Rwanda n’a ni la volonté, ni les moyens, ni l’expertise et l’expérience nécessaire pour s’attaquer à cette maladie qui inquiète.
Onze jours après la déclaration de la maladie à virus Ebola dans la province de l’Ituri, le moment était indiqué pour le Gouvernement de la République de faire un petit bilan pour expliquer à la population où est-ce qu’on en est et quels sont les efforts qui ont été fournis ? Et ce, par devoir de redevabilité.
C’est dans cette optique qu’un Special Briefing Presse a été organisé ce mardi 26 mai 2026 à 20h30 au Studio Maman Angebi de la RTNC, autour du thème central : « 17ème épidémie d’Ebola en RDC : état de la situation et mesures de riposte ». Les intervenants n’étaient autres que le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, Dr. Roger Samuel Kamba Mulamba, et le Ministre de la Communication et Médias, et Porte-Parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe.
Dans son mot introductif, le Dr Roger Kamba a commencé par présenter ses condoléances aux familles des prestataires de santé morts armes à la main dans la province de l’Ituri, avant de préciser que si c’est leur engagement d’être aux côtés des malades, c’est la responsabilité de l’Etat congolais de leur donner les meilleures conditions de travail pour qu’ils ne soient pas exposés aux risques qu sont du reste maitrisables.
A ce jour, le pays compte 1.000 cas probables, soit des personnes présentant les symptômes et qui pourraient être Ebola. 101 cas ont été confirmés à Ebola, 30 à 35% des tests positifs à Ebola, 200 décès probables. 3.600, c’est le nombre des personnes en contact avec les malades. Il a expliqué que les cas contacts n’ont pas des symptômes, pendant que 230 personnes sont isolées.
A ce jour, seulement trois provinces sont touchées. Il s’agit de l’Ituri, le Nord et le Sud-Kivu. « Il n’y a pas de cas en dehors de ces provinces, même s’il y a des alertes qui sont sous contrôle », explique le ministre de la Santé.
Parmi les zones de santé touchées, il y a 7 zones de santé sur 37 dans la province de l’Ituri, 3 zones de santé dans le Nord-Kivu et 1 zone de santé dans le Sud-Kivu.
Que faisons-nous alors ? Pour répondre à cette question, le ministre de la Santé publique a démontré que contrairement à Ebola aie, celui-ci n’a pas de vaccin. Donc, pas de médicament spécifique. Sauf que les Américains avaient développé un médicament qui agit sur les trois types d’Ebola. « Nous avons fait la demande pour voir si ce vaccin peut être donné à la RDC qui fera des essais cliniques pour se rassurer de son efficacité. Au-delà de ce vaccin Américain, la RDC se contente de rétroviros, ainsi que d’autres traitements qui ne sont pas spécifiques et qui dépendent de la manière dont le malade se comporte.
Des leçons à tirer
Disons qu’à ce jour, la RDC dispose d’une expérience et d’une expertise dans la lutte contre la maladie à virus Ebola. A ce jour, l’aéroport de Bunia dont les travaux ne sont pas encore achevés, méritent une attention particulière. C’est ainsi qu’il a été fermé aux vols civils pour ne privilégier que les vols humanitaires, afin de se rassurer du circuit des personnes qui arrivent et qui sortent.
En termes de leçons à tirer, citons la nécessité de disposer des laboratoires pour faire le diagnostiques, décentraliser les diagnostiques dans les 516 zones de santé, protéger les prestataires de santé, investir dans la recherche, encouragez les investissements pour la production locales des vaccins, etc.
JMNK
