Projet Transforme: Le comité de pilotage adopte le rapport à mi-parcours 2022-2025 et le budget 2026
Le comité de pilotage du projet Transforme a procédé, ce mardi 09 décembre 2025, au Fleuve Congo Hôtel, à Kinshasa, à l’adoption du rapport à mi-parcours de l’exercice 2022-2025 du plan de travail et budget annuel 2026 (PTBA).
Le ministre d’État, ministre de la Formation professionnelle, Marc Ekila, a ouvert cette activité en lieu et place de son collègue de l’entrepreneuriat, petites et moyennes entreprises, en mission de service.

Après avoir rappelé les deux points inscrits à l’ordre du jour, Marc Ekila a demandé aux participants de les adopter avant d’accoder la parole au coordonateur du projet Transforme pour présenter l’économie dudit rapport ainsi que du plan de travail et du budget annuel.
Prenant la parole, Me Alexis Mangala, Coordonnateur du projet Transforme a commencé par la présentation du bilan de la performance de ce projet à mi-parcours et le bilan de l’exécution technique par composantes du projet.
«Les performances du projet en ce qui concerne le taux d’exécution physique est de 61,37%. Concernant les activités, 170 ont été réalisées sur 277. Par rapport aux composantes, la première concernant le soutien aux femmes a été exécuté à 70,45%, la deuxième composante exécutée à 59,80 et la troisième exécutée à 54,02″, a déclaré le coordonnateur du projet Transforme.
Il a également indiqué que plusieurs femmes ont bénéficié des formations sur l’entrepreneuriat afin de leur permettre d’accroître leur niveau et perfectionner leur activité.
En ce qui concerne la composante PEME, 1013 petites et moyennes entreprises ayant rempli les critères de sélection, affirme-t-il, ont signé des contrats d’un montant global de 65 millions de dollars américains pour bénéficier des subventions et des partenariats ont été signés avec cinq banques notamment UBA, Ecobank, Rawbank Equity, BOA et Firstbank qui reçoivent le fonds du projet Transforme pour le remettre aux bénéficiaires sous forme de crédits.
Le coordonnateur du projet Transforme a précisé que ce fonds est silencieux qui n’est connu que des banques et des institutions participantes. Même la PME qui contracte avec la banque n’est pas au courant de l’existence de fonds.
Il soutient que pour bénéficier de fonds, il faut suivre la formation à la norme SS9 qui est une de performance en matière durabilité environnementale et sociale de la Banque mondiale.
« La troisième composante qui concerne le développement de l’écosystème de l’entrepreneuriat, deux réformes ont été mises en place en faveur du développement du secteur privé. Deux programmes ou services ont été appelés pour améliorer les performances entrepreneurs. Dans ce cadre, on a appuyé les réformes sur le climat des affaires, cinq réformes pour soutenir le développement du secteur privé. Comme réalisations, on a appuyé l’élaboration et la validation des clés sur la digitalisation des procédures de justice commerciale. Nous avons appuyé l’élaboration de la cartographie des procédures en vue de la digitalisation des procédures et l’agence de zones économiques spéciales. Nous avons également appuyé la redynamisation du guichet unique pour la création d’entreprises, l’activation de la loi sur la profession des notaires, l’Institut national des statistiques. Nous dégagé l’écart entre les PME gérées par les ainsi que celles gérées par les femmes », a-t-il déclaré.
Le coordonnateur du projet Transforme a mis en exergue un point d’attention concernant les villes de Goma et Bukavu qui connaissent une situation sécuritaire préoccupantes. Il a dégagé deux options ; la première consiste à reprendre les activités au mois de janvier soit le bailleur devra accepter, après discussions, d’étendre la date d’achèvement du projet.
Le ministre du commerce extérieur, Julien Maluku, qui est membre du comité de pilotage, a recommandé au coordonnateur du projet Transforme de ne pas disperser ce fonds en travaillant avec beaucoup de petites et moyennes entreprises et aussi proposer, pour le cas de Goma et Bukavu de prolonger la durée du projet suite à situation qui prévaut dans cette partie de la République démocratique du Congo.
Signalons que le budget prévu pour l’année 2026 s’élève à 111.838.115,19 $ contrairement à celui de l’exercice précédent qui était de l’ordre de 91931920,17 $.
Serge Musene
