Quatre mois de retard sur le chantier de construction de l’immeuble R+3 à Kisangani: Informée des raisons du blocage des travaux, le PAP Mateus Kanga exprime l’impatience de la population
L’ombre d’un « retard chronique » de 4 mois jour pour jour plane depuis la pose de la première par le ministre d’Etat, ministre de l’Urbanisme et Habitat, Alexis Gisaro en date du 10-12-2025 sur le chantier communément connu PCR, où, devra être construit le méga-immeuble R+3, en plein cœur du centre commercial de la ville de Kisangani, chef-lieu de la Province de la Tshopo.
Quatre mois après la cérémonie officielle de lancement sous l’œil vigilant de la population Boyomaise, outre, la présence nombreuses des Autorités tant de la Province que celles venues de Kinshasa, entre autres, le PCA ainsi que le DG de l’Agence Congolaise de Promotion Immobilière (ACOPRIM), notamment du DG de la Société en charge de la construction COC, le Président de l’Assemblée provinciale Honorable Mateus Kanga Londimo.

L’image du site ( 1) connu PCR concerné par cette première phase de l’exécution du méga projet immobilier à Kisangani sous l’impulsion du Chef de l’État Félix Tshisekedi demeure alors sous l’œil des passants du croisement avenue Sergent Ketele et au prolongement de Musiba-Siba est celle d’un chantier fantôme. Pourtant, au cœur du centre commercial de Kisangani, le site « PCR », censé accueillir un bâtiment moderne d’envergure, reste désespérément vide d’engins et de matériaux, moins encore des équipes d’œuvres.
Préoccupé, ce lundi 13 avril 2026, l’Honorable Mateus Kanga Londimo, Président de l’Assemblée Provinciale (PAP) et en sa casquette d’élu de Kisangani, a haussé le ton. Lors d’une audience de mise au point de 38 minutes accordée au Directeur Provincial de l’Agence Congolaise de Promotion Immobilière (ACOPRIM), le Chef des Travaux Thomas Makunya Eboga, le constat a été sans appel ; le retard de la construction par le duo COC-ACOPRIM inquiète désormais au plus haut sommet de la province, mais surtout la population principale bénéficiaire de l’ouvrage pourtant un calendrier contractuel déjà entamé, rappelle-il.
Pour le PAP Mateus Kanga, qualifié de « jusqu’au-boutiste » pour sa rigueur dans le suivi des dossiers sociaux, l’heure n’est plus aux promesses. Sa question au DP Makunya Thomas ; « Où en sommes-nous ? Et qu’attend l’entreprise chinoise COC pour exécuter le marché, près de quatre mois après la pose de la première pierre par le Ministre d’État Alexis Gisaro ? », s’est interrogé l’élu. Sur un délai contractuel de 24 mois, une tranche significative s’est déjà écoulée sans début de terrassement.

Occupant KIN MATIN : Vue accès principal de l’immeuble
Le contentieux Kin Matin l’argument du Blocage face à cette préoccupation majeure du PAP Kanga, le numéro un de l’agence provinciale de l’ACOPRIM dans la Tshopo a fourni des explications rassurantes en évoquant les issues sans détour d’une procédure judiciaire. Selon Thomas Makunya, le retard est principalement dû à la saisine du Tribunal de Grande Instance de Kisangani /Tshopo par Kin Matin occupant dont l’on qualifierait à l’en croire d’illégal du site désaffecté.
Thomas Makunya : « N’eût été cette procédure judiciaire, les murs seraient déjà en élévation car tous les moyens sont disponibles et que la Société COC n’attend que l’on libère entièrement le site concerné, afin, pour elle d’implanter le Méga Bâtiment », a plaidé le DP de l’ACOPRIM. Pour prouver l’avancée administrative du dossier grâce à l’implication de son Hiérarchie, du Ministre National de la Justice et celui de l’urbanisme et Habitat ainsi que de la Province, il a remis en mains propres au Président de l’Assemblée un pli contenant 11 titres fonciers de tous les sites sécurisés par le Gouvernement Provincial au profit de l’agence ACOPRIM créée avec mission la construction et la modernisation des logements Socio-économiques partout en RDC dont la province de la Tshopo en bénéficie le tout premier investissement.
Selon lui, le verdict du tribunal était attendu ce lundi même, qui devrait siffler la fin de la récréation et permettre la reprise immédiate des travaux.
Cependant, la question » est » l’on tend vers une démolition forcée ? Réceptif mais pragmatique, Mateus Kanga a rappelé que la Province doit désormais prendre ses responsabilités. L’élu de la ville a insisté sur la nécessité de démolir les restes de maçonnerie qui bloquent encore la pose de la clôture du chantier, condition sine qua non pour sécuriser le déploiement des équipes chinoises de COC.
Mateus Kanga Londimo ; « La population s’interroge à haute voix. Sans intention aucune de se substituer à l’appareil judiciaire, Tout occupant illégal tel que le veut la loi doit être déguerpi pour l’intérêt général », a conclu le PAP, soulignant que ce projet immobilier est une première pour la province, visant à faciliter l’accès à un logement moderne, décent et accessible à toutes catégories de Tshopolais pour tous les budgets doit être protégé >>.

Site PCR : vue l’état actuel
Au sortir, interviewé au micro par la presse locale, Thomas Makunya Directeur Provincial de L’ACOPRIM Tshopo a rassuré la population qu’il reste confiant à la décision de la justice et que dans peu de jours les travaux vont devoir commencer car, les fonds destinés à la consommation de ce infrastructure moderne communément appelée R+3 sont disponibles et que l’entreprise quant à elle aussi est prête tout en soulignant que les quatre mois perdus seront rattrapés lors de l’exécution de ce grand chantier dans le but du respect du délai prévu par le contrat.
Alors que le jugement du TGI Kisangani est imminent, les regards restent braqués sur le site « PCR ». Pour COC et l’ACOPRIM, le temps presse pour rattraper un retard qui entame déjà la confiance des citoyens.
Le Quotidien
