RDC-Banque mondiale : Micheline Ombae défend les priorités sociales des femmes et des enfants

La ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a pris part ce mercredi à Kinshasa aux consultations sectorielles préparatoires au Cadre de Partenariat Pays (CPP) 2027-2036 entre la RDC et le Groupe de la Banque mondiale.

Organisée dans le cadre du projet STAR (Stabilisation et Relèvement de la RDC), la rencontre a notamment réuni le ministre d’État en charge du Développement rural, Grégoire Mutshail Mutomb, et le ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, chargé des Anciens Combattants, Éliézer Ntambwe.

L’exercice vise à définir les priorités qui guideront l’appui de la Banque mondiale au cours des dix prochaines années. Pour Albert Zeufack, directeur des opérations de l’institution pour la RDC, l’Angola, le Burundi et São Tomé-et-Príncipe, il s’agit de passer d’interventions dispersées à une approche intégrée, qui articule protection sociale, capital humain, compétences, inclusion économique et emploi.

Trois priorités retenues

Dans ce cadre, Micheline Ombae Kalama a présenté les axes portés par son ministère : la promotion du genre et la protection de l’enfant, la lutte contre les violences basées sur le genre et l’autonomisation économique des femmes, et la promotion de la masculinité positive. La ministre a rappelé que ce partenariat devait produire « des résultats plus durables de stabilité » et favoriser « l’inclusion de la population la plus vulnérable ».

Pour y répondre, le ministère prévoit notamment la construction de centres intégrés de services multisectoriels dans chaque commune de Kinshasa et dans les provinces ciblées par la Banque mondiale, offrant prise en charge médicale, psychosociale et juridique, et réinsertion économique; l’institutionnalisation du Parlement des enfants et la construction de son siège ainsi que l’implantation de cellules techniques de masculinité positive dans les provinces.

Ne pas oublier les provinces d’accueil

La ministre a aussi appelé l’institution à tenir compte des provinces plus stables sur le plan sécuritaire, mais qui subissent les effets de la guerre en accueillant des déplacés. L’hébergement en familles d’accueil y crée, a-t-elle expliqué, une promiscuité propice aux violences. Les priorités détaillées du ministère seront transmises par écrit à la Banque mondiale.

Les enjeux sont considérables : selon les données présentées, 37 % des femmes ont subi des violences physiques au cours de leur vie et 42 % des enfants de moins de 5 ans souffrent de retard de croissance.

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