RDC : le Système des Nations unies investit 473 millions USD en 2025 pour accélérer le développement durable

Le système des Nations unies en République démocratique du Congo a présenté, lors d’une conférence de presse à Kinshasa, le bilan de la première année de mise en œuvre du Cadre de coopération 2025-2029. Avec un investissement de 473 millions de dollars américains, les interventions ont permis de soutenir les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de la protection sociale, de la gouvernance et de l’environnement, en étroite collaboration avec le Gouvernement congolais.

Le système des Nations unies en République démocratique du Congo a dressé le bilan de ses interventions réalisées en 2025, première année de mise en œuvre du Cadre de coopération 2025-2029, principal instrument de collaboration avec le Gouvernement congolais pour accompagner les priorités nationales de développement et l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD).

Au cours de cette première année, les Nations unies ont investi 473 millions de dollars américains dans des programmes couvrant plusieurs secteurs stratégiques, notamment la santé, l’éducation, l’agriculture, la gouvernance, la protection sociale, les droits humains et la lutte contre les effets du changement climatique.

Présidant cette conférence de presse, le Coordonnateur résident du système des Nations unies en RDC, Damien Mama, a rappelé que les Nations unies n’interviennent pas en dehors des priorités définies par le Gouvernement.

« Nous n’avons pas de programme propre. Toutes nos interventions sont alignées sur les politiques publiques et les priorités nationales de développement définies par le Gouvernement congolais », a-t-il déclaré.

Les résultats présentés témoignent d’impacts significatifs sur les conditions de vie des populations. Plus de 31 000 emplois ont été créés, tandis que plus de 100 000 personnes ont accédé à des services financiers digitaux et que 15 000 ménages ont intégré des mécanismes d’inclusion financière.

Dans le secteur agricole, plus de 20 000 petits producteurs ont bénéficié d’un accompagnement pour développer leurs activités productives, contribuant ainsi à la création de richesses et d’opportunités économiques au niveau local.

Sur le plan institutionnel, les Nations unies ont accompagné la digitalisation de 40 institutions publiques et de 15 établissements pénitentiaires, tout en renforçant les capacités de plus de 700 magistrats. Plus de 4 000 situations de détention arbitraire ont également été régularisées dans le cadre des efforts visant à promouvoir l’État de droit.

Les actions en faveur des droits humains ont également permis de renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre, avec la prise en charge de centaines de survivantes ainsi que le renforcement des réseaux de femmes médiatrices engagées dans la prévention et la médiation communautaire.

Dans le domaine de la santé, les interventions ont permis de vacciner plus de cinq millions d’enfants, dont près de trois millions contre la rougeole. Environ deux millions de femmes ont bénéficié d’un accompagnement prénatal, tandis que plus de 640 000 enfants ont reçu une prise en charge nutritionnelle et près de 391 000 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère ont été traités.

L’éducation privilégiée

L’éducation figure également parmi les secteurs ayant bénéficié d’un appui important. Plus de 217 000 élèves ont bénéficié de l’alimentation scolaire, plus de 10 000 enseignants ont été formés et plus de 30 000 élèves ont reçu un accompagnement en remédiation scolaire afin d’améliorer leurs apprentissages.

En matière de protection sociale, plus de quatre millions de personnes ont bénéficié d’un accompagnement, tandis que des milliers de réfugiés, déplacés et retournés ont été enregistrés et dotés de documents d’identité.

Les Nations unies ont également poursuivi leurs actions en faveur de la protection de l’environnement. Plus de 100 000 personnes ont participé aux initiatives de conservation, les interventions ont permis de réduire l’équivalent de 200 000 tonnes d’émissions de CO₂, et plus de 5 millions de dollars ont été mobilisés pour financer des solutions environnementales innovantes.

Malgré les défis sécuritaires persistants dans l’Est du pays ainsi que les contraintes liées à la réduction de certains financements internationaux, les responsables du système des Nations unies ont réaffirmé leur engagement à poursuivre leur accompagnement aux côtés du Gouvernement congolais.

Ils ont insisté sur la nécessité de renforcer les partenariats et les investissements afin de consolider les acquis et d’accélérer la transformation durable du pays au bénéfice de l’ensemble de la population congolaise.

 

Becky Kabongo

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