Réélection du Maroc à l’Organe international de contrôle des stupéfiants

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Le Royaume du Maroc a été réélu pour un troisième mandat en tant que membre de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), en la personne de Jallal Toufiq, lors des élections tenues mardi par le Conseil économique et social (ECOSOC) de l’ONU.

Le Maroc et l’Inde furent élus dès le premier tour du scrutin, la candidature marocaine ayant recueilli trente voix sur cinquante-quatre au total, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, notant que ce succès électoral fut réalisé dans un contexte de compétition sans précédent entre les vingt-cinq pays candidats pour les cinq sièges devant être pourvus par les candidats proposés par les gouvernements. Il s’agit d’un exploit d’autant plus important que le Maroc ne fait pas partie de l’ECOSOC, ce qui reflète la grande crédibilité de l’action multilatérale du Royaume.

L’élection du Maroc à cet organe à l’importance centrale témoigne de la crédibilité de la contribution qu’apporte le Royaume, sous la Très Haute Vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, à l’action multilatérale visant à relever les défis économiques, sociaux et sanitaires mondiaux, en particulier ceux liés au contrôle des drogues, souligne le communiqué. Il s’agit ainsi d’une marque de la confiance que place la communauté internationale en les efforts inlassables du Royaume dans le cadre de la lutte contre le problème des stupéfiants, dans le contexte des tendances liées à l’émergence de nouvelles drogues, notamment synthétiques.

Jallal Toufiq, président actuel de l’OICS, est également chef du Centre national de prévention et de recherche en toxicomanie, directeur de l’Observatoire marocain des drogues et des toxicomanies et directeur de l’Hôpital psychiatrique Ar-Razi. L’OICS est un organe d’experts indépendant et quasi judiciaire créé par la Convention unique sur les stupéfiants de 1961, chargé de suivre la mise en œuvre des Conventions des Nations unies sur les stupéfiants. Il publie annuellement un rapport dans lequel il fournit une étude complète de la situation en matière de contrôle des drogues dans le monde et de la mise en œuvre des Conventions de l’ONU en la matière, et recommande des mesures correctives dans ce cadre. Il est composé de treize membres élus par l’ECOSOC, dont dix sont élus sur une liste de personnes désignées par les gouvernements. Les trois autres membres sont élus à partir d’une liste de personnes désignées par l’Organisation mondiale de la santé.

Le Matin

Les Etats-Unis accordent 30 jours à l’Iran pour vendre son pétrole déjà chargé en mer Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement, pour une durée de 30 jours, les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé en mer, afin de pallier la pénurie d’approvisionnement due aux interruptions du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette licence générale, délivrée par son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne déjà chargés à bord de navires à compter de vendredi. Les transactions visant à assurer l’accostage et le mouillage en toute sécurité des navires concernés, à préserver la santé ou la sécurité des membres d’équipage, à effectuer des réparations d’urgence ou à protéger l’environnement, ainsi que divers services, sont également autorisées. Il convient de noter que les transactions autorisées par cette licence comprennent l’importation aux Etats-Unis de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne. « Cette autorisation temporaire et à court terme est strictement limitée au pétrole qui est déjà en transit et n’autorise pas de nouveaux achats ni de nouvelle production », a précisé vendredi le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un message publié sur X. L’Iran aura du mal à accéder aux recettes générées et les Etats-Unis continueront d’exercer une pression maximale sur l’Iran et sur sa capacité à accéder au système financier international, a-t-il ajouté. Washington a déjà assoupli ses sanctions visant le pétrole russe et vénézuélien, parallèlement à la mise à disposition coordonnée des réserves conflit un Etats-Unis, Israël et l’Iran dure depuis trois semaines et perturbe gravement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole transitant par cette voie ayant chuté à moins de 10% de leur niveau d’avant le conflit.

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