Réformes innovantes dans le secteur pétrolier: Suminwa 2 booste la gouvernance économique !
Stimuler la croissance économique et lutter contre la vie chère, telle la démarche du Gouvernement de la République qui a franchi une nouvelle étape dans la réforme du secteur pétrolier. À travers le Comité élargi de suivi des prix des produits pétroliers, une mission de terrain a été conduite à Lubumbashi et à Kolwezi, du 21 au 25 juillet, afin de valider les nouvelles structures de prix et de vulgariser les mesures adoptées par Kinshasa. Cette initiative intervient dans un contexte de rationalisation de la consommation et de recherche de transparence dans la gestion des ressources publiques.
La démarche s’inscrit dans la volonté du Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, de séparer clairement la consommation domestique de la consommation industrielle, principalement minière. Jusqu’à présent, les compagnies minières bénéficiaient indirectement de la subvention pétrolière, initialement conçue pour soutenir les consommateurs à la pompe.
Désormais, elles devront acheter leurs produits pétroliers au prix réel, sous douane, en s’acquittant intégralement des taxes et impôts dus à l’État.

Cette mesure implique également de nouvelles obligations : les sociétés minières devront s’approvisionner uniquement auprès des distributeurs agréés, et tous les produits seront soumis à un système de marquage différencié, permettant de distinguer les carburants destinés aux ménages de ceux destinés aux industries. Une structure spécifique de prix a par ailleurs été instaurée pour les zones Sud et Est, afin d’encourager une concurrence loyale entre opérateurs pétroliers et d’éviter toute confusion entre les circuits de distribution.
Renforcer la responsabilité fiscale des entreprises minières
Pour le gouvernement, il s’agit d’un pas important vers une meilleure gouvernance économique. En excluant explicitement les sociétés minières de la subvention pétrolière, Kinshasa entend mettre fin aux détournements et abus qui fragilisaient les finances publiques. Cette décision, conforme aux recommandations du Fonds monétaire international, doit permettre de renforcer la responsabilité fiscale des entreprises minières, d’améliorer la traçabilité des transactions et de garantir une meilleure allocation des ressources de l’État au bénéfice de la population.
La réforme du secteur pétrolier, amorcée depuis plusieurs mois, s’inscrit dans la stratégie globale de relance de l’économie nationale et de lutte contre la vie chère. Pour les autorités, le message est clair : les subventions doivent servir en priorité aux consommateurs domestiques et non aux multinationales opérant dans l’exploitation des ressources naturelles.
Willy Kilapi
