Réouverture de la frontière par l’Ouganda dans les zones occupées par les ennemis: La Rdc exige des explications claires
La situation aux frontières, notamment avec l’Ouganda, a fait également l’objet du rapport présenté par le Vice-Ministre des Affaires Coutumières à la cinquante et unième réunion ordinaire du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République, présidée par le président de la République. Concernant spécifiquement celle avec l’Ouganda, la Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères a été chargée par le Président de la République de prendre des dispositions diplomatiques pour obtenir des explications claires sur la réouverture de notre frontière dans les zones occupées par les ennemis.
A quel jeu se livre réellement l’Ouganda ? Comment juger de la crédibilité de ce partenaire qui mène une opération conjointe avec la Rdc pour traquer les rebelles des ADF ? Est-ce que Kinshasa a de quoi se douter de son partenaire occasionnel ? Telles sont des questions qui reviennent chez certains congolais qui ne comprennent pas comment Kinshasa peut continuer à collaborer avec un partenaire peu fiable.
Pendant que les efforts sont en train d’être faits pour que cette crise se termine, c’est le moment que choisi l’Ouganda pour ouvrir unilatéralement les frontières communes. Que cache l’Ouganda ? Pourquoi n’a-t-il pas voulu associer la Rdc, son partenaire ? Sinon, nombreux sont des Congolais qui pensent qu’il s’agit d’un comportement qui permet aux rebelles d’aller cacher les richesses issues du vol et du pillage en Ouganda.
Les Congolais n’ont pas oublié que c’est l’Ouganda qui avait permis aux rebelles du M23 appuyés par les Rwandais de s’emparer de Bunagana. Depuis lors, que des millions de dollars qui n’arrivent plus à Kinshasa ! Une attitude peu catholique pour laquelle l’Ouganda doit se justifier. En réalité, la Rdc qui a déjà un front avec le Rwanda, n’a pas voulu ouvrir un autre avec l’Ouganda. Mais rien n’exclut que la Rdc revienne un peu plus tard et exige un comportement exemplaire à l’Ouganda, qui n’est pas du tout content que la guerre de l’Est prenne fin.
De la situation sécuritaire
Au nom de son titulaire en mission, le Vice-Ministre des Affaires Coutumières a présenté au Conseil des ministres, le rapport sur l’état et l’administration du territoire national.
Au cours de la semaine qui s’achève, l’état d’esprit de la population est demeuré calme, et a été marqué par les fortes attentes de la population autour des négociations de Doha/Qatar entre tes représentants du Gouvernement et ceux du M23/AFC, après la signature de l’Accord de Paix RDC-Rwanda, sous l’égide des Etats-Unis d’Amérique ;
Les inquiétudes consécutives à la menace de grève par le personnel de santé à travers le territoire national, à partir du 14 juillet 2025 ; L’attente de l’opinion nationale concernant les retombées de la présence de la délégation des Nations Unies dans la ville d’Uvira, en mission d’enquête sur les violations des droits de l’homme liées à la guerre de l’Est.
Sur le plan politique, il a été fait état, au Kasaï-Central, de la déchéance du Bureau de l’Assemblée provinciale et de la constitution du Bureau d’âge, qui se heurte à la contestation de certains députés, bloquant ainsi l’élection d’un nouveau bureau devant conduire ladite institution.
Privilégiant l’approche consensuelle utilisée dans les crises au sein des Assemblées provinciales du Sankuru et du Sud-Ubangi, le Ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a réuni, le 05 juillet 2025, les leaders et les délégués des forces politiques représentatives de l’Assemblée provinciale du Kasaï Central pour dégager un compromis de stabilité.
Dans la province du Sankuru, le Vice-Gouverneur de cette province a été notifié pour assumer l’intérim, en attendant l’issue de l’action judiciaire introduite par le Gouverneur déchu devant les instances judiciaires.
Le Vice-Ministre des Affaires Coutumières a terminé son propos en donnant aux membres du Conseil l’évolution de l’opération Ndobo sur l’ensemble du territoire national ; et a fait état des cas des catastrophes et sinistres intervenus dans les Provinces du Kongo-Central, Mongala et Kasaï.
JMNK
