Respect des droits des personnes privées de liberté: Guillaume Ngefa renforce le contrôle de la légalité au sein du Renseignement militaire

Le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a réaffirmé son engagement en faveur du respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté. À travers une communication rendue publique ce mercredi, il est revenu sur la visite de travail qu’il a effectuée le 27 juillet dernier à l’État-Major du Renseignement militaire, une mission qui s’inscrit dans le cadre de ses attributions de garant de la légalité et du respect de l’État de droit.

Cette descente avait pour principal objectif de s’assurer que les mesures privatives de liberté appliquées au sein de cette structure sécuritaire sont conformes aux dispositions de la Constitution ainsi qu’aux lois de la République. Le ministre a également voulu s’enquérir des conditions dans lesquelles les personnes retenues sont prises en charge, tant sur le plan matériel que sanitaire, tout en évaluant les mécanismes mis en place pour préserver leurs droits fondamentaux.

Au cours des échanges avec les responsables du Renseignement militaire, plusieurs aspects liés à la gestion des personnes privées de liberté ont été abordés. Les autorités de cette structure ont présenté les dispositifs déployés pour garantir des conditions de détention conformes aux exigences légales. Elles ont notamment évoqué l’accès régulier à l’alimentation, la prise en charge médicale ainsi que les mesures destinées à assurer le bien-être des personnes concernées.

Les responsables ont également souligné leur disponibilité à collaborer avec les mécanismes de contrôle prévus par les textes. Ils ont rappelé que les organisations internationales compétentes, notamment le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH), sont autorisées à effectuer des visites dans le cadre des mandats qui leur sont reconnus, illustrant ainsi une volonté d’ouverture et de transparence.

Pour Guillaume Ngefa, cette mission traduit la détermination du ministère de la Justice à exercer pleinement son rôle de contrôle sur toutes les mesures portant atteinte à la liberté individuelle. Il a insisté sur le fait qu’aucune privation de liberté ne peut être décidée ou maintenue en dehors du cadre légal. Chaque mesure doit reposer sur une base juridique solide, être soumise au contrôle des autorités judiciaires compétentes et respecter scrupuleusement les garanties prévues par les lois de la République.

Le ministre d’État a rappelé que le respect des droits fondamentaux constitue l’un des piliers essentiels de l’État de droit. Dans cette perspective, les impératifs liés à la sécurité nationale doivent toujours être conciliés avec les exigences de la justice, de la légalité et du respect de la dignité humaine.

Cette visite témoigne également de la volonté des pouvoirs publics de renforcer la confiance entre les institutions chargées de la sécurité et les citoyens. En veillant au respect des procédures légales, le ministère de la Justice entend promouvoir une gouvernance fondée sur la transparence, la responsabilité et le respect des droits de chaque individu, quelles que soient les circonstances.

Depuis sa prise de fonctions, Guillaume Ngefa multiplie les initiatives destinées à consolider l’État de droit en République démocratique du Congo. Les visites d’inspection dans les lieux de détention, le suivi des conditions de prise en charge des personnes privées de liberté ainsi que le contrôle de la régularité des procédures judiciaires figurent parmi les priorités de son action.

À travers cette démarche, le ministre réaffirme que la protection des libertés individuelles demeure une responsabilité permanente de l’État. En renforçant le contrôle de la légalité des mesures privatives de liberté et en veillant au respect des garanties constitutionnelles, le ministère de la Justice entend contribuer à une administration de la justice plus crédible, plus humaine et davantage conforme aux principes qui fondent la République démocratique du Congo.

 

Corinne Ontande

 

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