Révision constitutionnelle, Atundu reste ferme : « La CENCO devrait adopter une attitude plus encline au dialogue vis-à-vis du Président de la République »

Réagissant à la déclaration de la CENCO, l’Ambassadeur André-Alain Atundu Liongo estime que pour éviter un affrontement en préparation entre les adeptes et les adversaires du changement de la Constitution, la CENCO devrait mettre de l’eau dans son vin en adoptant une attitude plus encline au dialogue vis-à-vis du Président de la République, en l’occurrence. Sinon, ce serait faire le lit des pêcheurs en eau trouble au détriment des intérêts réels et bien compris des populations congolaises, principales victimes de ce malentendu démocratique. D’une façon générale, martèle-t-il, la déclaration de la CENCO semble asymétrique en raison du silence et des omissions concernant les activités de l’Opposition et des mouvements armés affiliés au Rwanda. D’autant qu’en annonçant certaines actions socio-politiques pour affirmer sa position, confirmant de ce fait qu’elle a déjà choisi son camp. Situation évidemment paradoxale pour son ambition de jouer un rôle d’arbitre ou en tout cas de conciliateur des acteurs politiques.

DE LA DECLARATION DE LA CENCO

La déclaration finale de la session extraordinaire de la CENCO est dans la logique du projet de pacte social, présenté en son temps par le tandem CENCO/ECC.

A la vérité, cette prise de position de la CENCO n’est donc ni une révélation ni une surprise, même si elle fait recours à quelques faits du moment notamment la révision constitutionnelle et l’épidémie d’Ebola.

En réalité, cette déclaration a péché par omission au sujet de quelques éléments fondamentaux qui méritent éclaircissement, à savoir les propos de l’utilisation, manifestement abusive, et du recours inconsidéré de l’article 64 de la Constitution dont le rôle premier est de combattre toute tentative de prise de Pouvoir par la force et la violence, pour couper ainsi court aux prétentions insolites des chantres d’une démocratie atypique et unilatérale qui demandent au Président TSHISEKEDI de démissionner illico presto, sans autre forme de procès.

Cette attitude préoccupe à juste titre tous les patriotes engagés dans la défense de l’intégrité territoriale contre l’agresseur rwandais.

Tout en appréciant la contribution de la CENCO au débat national sur le changement de la Constitution, force est de reconnaître que la position de la CENCO n’a pas et ne peut avoir la même autorité apostolique que l’interprétation des Ecritures Saintes, de l’Evangile ou de la doctrine de foi.

Pour éviter un affrontement en préparation entre les adeptes et les adversaires du changement de la Constitution, la CENCO devrait mettre de l’eau dans son vin en adoptant une attitude plus encline au dialogue vis-à-vis du Président de la République, en l’occurrence. Sinon, ce serait faire le lit des pêcheurs en eau trouble au détriment des intérêts réels et bien compris des populations congolaises, principales victimes de ce malentendu démocratique.

D’une façon générale, la déclaration de la CENCO semble asymétrique en raison du silence et des omissions concernant les activités de l’Opposition et des mouvements armés affiliés au Rwanda. D’autant qu’en annonçant certaines actions socio-politiques pour affirmer sa position, confirmant de ce fait qu’elle a déjà choisi son camp. Situation évidemment paradoxale pour son ambition de jouer un rôle d’arbitre ou en tout cas de conciliateur des acteurs politiques.

L’on peut se poser la question du sort final de cette théologie de la démocratie au regard de l’issue de la théologie de la libération en Amérique Latine. L’étape actuelle de l’agression rwandaise ne peut bloquer l’évolution du Pays… Bien au contraire, cette situation amène logiquement le Garant de la nation et les institutions compétentes en l’occurrence à envisager toute solution bénéfique à l’Etat pour mieux défendre sa souveraineté, son Peuple et son territoire.

L’unité d’intention des patriotes doit passer avant toute considération personnelle ou tout calcul politicien. Priorité et urgence doivent être accordées à la survie de l’Etat et des institutions démocratiques.

Fait à Kinshasa, le 22 Juin 2026

Ambassadeur André-Alain ATUNDU LIONGO

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