RN2 Bukavu-Walungu : Plus de 40 barrières Illégales 

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Les usagers de la route nationale numéro 2, reliant Bukavu à Mwenga puis à Kitutu, expriment leur mécontentement grandissant face à la prolifération de plus de quarante barrières, que beaucoup considèrent comme illégales. Chaque fois qu’ils empruntent ce tronçon stratégique, ils sont contraints de s’arrêter à ces postes, où des frais exorbitants leur sont imposés. La diversité des montants, allant de 5 000 à 180 000 francs congolais, jette une ombre sur la rentabilité du trajet et crée un climat de méfiance parmi les passagers.

Un usager anonyme a partagé son expérience qui illustre parfaitement cette problématique. Selon lui, les frais liés à ces barrières peuvent atteindre, à eux seuls, un total de 300 000 francs congolais, une somme qui ne prend même pas en compte les coûts habituels de transport. Cette situation porte un poids lourd sur le budget des voyageurs, notamment ceux qui se déplacent régulièrement pour le travail ou les affaires. La désillusion se fait sentir et alimente une colère grandissante parmi la population itinérante de la région.

Les préoccupations soulevées par ces prélèvements exorbitants vont bien au-delà des simples chiffres. Elles interrogent la légitimité des autorisations des instaurateurs de ces barrières et soulèvent des questionnements quant à l’impact que cela a sur le quotidien des voyageurs. Les passagers, déjà confrontés aux défis de déplacement, subissent un double fardeau : celui des coûts financiers et celui de l’incertitude face à une réglementation illisible et apparemment inefficace.

Dans ce contexte, une prise de conscience collective semble s’imposer. Les usagers des routes du Sud-Kivu pourraient s’organiser pour faire entendre leur voix et revendiquer des solutions durables. Cela inclut le besoin urgent d’une enquête sur la légalité de ces barrières et des discussions sur la révision des pratiques de péage. Il est essentiel que le gouvernement et les autorités locales prennent des mesures concrètes afin d’apporter une réponse à cette crise qui perturbe le quotidien des voyageurs et freine le développement des activités économiques dans la région.

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