Sahara: Le Royaume-Uni appelé à soutenir le plan marocain d’autonomie

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Le Royaume-Uni devrait apporter tout son soutien au plan d’autonomie marocain pour le Sahara, affirme Sir Simon Mayall KBE CB, officier à la retraite de l’armée britannique et conseiller pour le Moyen-Orient au ministère de la Défense.

Dans une tribune publiée par l’Institut Royal United Services pour les études de défense et de sécurité (RUSI), Sir Simon Mayall KBE CB a rappelé que le plan marocain d’autonomie pour le Sahara, soumis au Conseil de sécurité de l’ONU en avril 2007, représente « une base de négociation et une vision d’une prospérité partagée dans la région de l’Afrique du Nord« .

L’auteur souligne ainsi que la résolution de la question du Sahara contribuerait à la sécurité, à la stabilité et à la prospérité de l’ensemble de la région, luttant en ce sens contre « la montée du fondamentalisme et de l’extrémisme qui se nourrissent des griefs et de la pauvreté« .

Après 17 ans, cette initiative marocaine reste « le seul plan réaliste, crédible et prospectif pour la région qui soit sur table« , estime Sir Simon Mayall, avant d’ajouter: « Il est ancré dans un engagement en faveur d’un avenir politique et économique prometteur pour la population, dans le respect de l’État de droit, des procédures démocratiques et du développement durable« .

Il rappelle à cet égard les engagements du Maroc envers la région, notamment à travers les investissements importants, dont la construction de vastes infrastructures économiques et de communication générant des milliers d’emplois.

« Les principaux alliés du Royaume-Uni, dont la France, l’Allemagne, l’Espagne, les Pays-Bas et les États-Unis, ont exprimé leur soutien au plan d’autonomie du Maroc, le considérant comme le meilleur moyen d’apporter un avenir de paix et de prospérité à la population et de mettre fin au conflit« , note-t-il, soulignant que la majorité des Etats arabes, des pays d’Afrique et des Caraïbes, adoptent la même position, et plusieurs ont ouvert des consulats dans le sud du Royaume.

Par ailleurs, Sir Simon Mayall soutient que pour le Royaume-Uni et d’autres dirigeants responsables de la communauté internationale, la sécurité, la stabilité et la prospérité de la région revêtent une importance cruciale.

Le Royaume-Uni et le Maroc convergent de plus en plus vers des positions communes en matière d’engagement envers l’État de droit, le respect des droits de l’homme internationaux, la tolérance et le pluralisme religieux, ainsi que la relation entre prospérité et stabilité, et les programmes de développement durable et vert, relève également l’auteur de la tribune.

Dans son texte, Sir Simon Mayall a plusieurs fois insisté sur la crédibilité, la durabilité et le réalisme du plan d’autonomie marocain, indiquant qu’il est « de plus en plus reconnu comme tel par ceux de la communauté internationale qui comprennent les coûts humanitaires et les risques sécuritaires liés à la poursuite de ce ‘conflit gelé’« .

Zaina Jnina

Les Etats-Unis accordent 30 jours à l’Iran pour vendre son pétrole déjà chargé en mer Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement, pour une durée de 30 jours, les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé en mer, afin de pallier la pénurie d’approvisionnement due aux interruptions du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette licence générale, délivrée par son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne déjà chargés à bord de navires à compter de vendredi. Les transactions visant à assurer l’accostage et le mouillage en toute sécurité des navires concernés, à préserver la santé ou la sécurité des membres d’équipage, à effectuer des réparations d’urgence ou à protéger l’environnement, ainsi que divers services, sont également autorisées. Il convient de noter que les transactions autorisées par cette licence comprennent l’importation aux Etats-Unis de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne. « Cette autorisation temporaire et à court terme est strictement limitée au pétrole qui est déjà en transit et n’autorise pas de nouveaux achats ni de nouvelle production », a précisé vendredi le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un message publié sur X. L’Iran aura du mal à accéder aux recettes générées et les Etats-Unis continueront d’exercer une pression maximale sur l’Iran et sur sa capacité à accéder au système financier international, a-t-il ajouté. Washington a déjà assoupli ses sanctions visant le pétrole russe et vénézuélien, parallèlement à la mise à disposition coordonnée des réserves conflit un Etats-Unis, Israël et l’Iran dure depuis trois semaines et perturbe gravement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole transitant par cette voie ayant chuté à moins de 10% de leur niveau d’avant le conflit.

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