Secteur minier : Le chef de l’Etat étale les réformes implémentées
Dans son discours devant le congrès, le chef de l’Etat est revenu sur le fait qu’en 2025, nous avons poursuivi la refondation de notre gouvernance minière afin que nos ressources cessent d’être une malédiction et deviennent un moteur de développement partagé.
Parmi les avancées significatives, je peux citer l’assainissement du fichier cadastral, permettant la reprise de plus de 30 000 périmètres miniers auprès d’opérateurs défaillants ou inactifs, libérant ainsi un espace important pour de nouveaux investissements crédibles ; La formalisation de Zones de Recherche Géologique couvrant environ 36 000 km², destinées à préparer les futures campagnes d’exploration stratégique ; La fixation de quotas d’exportation de cobalt, qui a permis à la République Démocratique du Congo d’influer sur l’équilibre du marché international et de soutenir les prix de ce minerai stratégique ;
La classification des territoires de Masisi et de Kalehe en « zones rouges », interdisant toute activité d’extraction et de commercialisation des minerais dans les zones occupées par des groupes armés, afin de tarir leurs sources illégales de financement ; L’ouverture d’un bureau du Centre d’Expertise, d’Évaluation et de Certification des substances minérales précieuses et semi-précieuses (CEEC) à Washington, pour favoriser la vente directe de nos produits miniers sur le marché américain et renforcer la valeur ajoutée nationale ;
L’installation d’un laboratoire national à Musompo et le déploiement de la plateforme numérique e-Trace Mines, afin d’améliorer la traçabilité, la transparence et la crédibilité de nos exportations. Ces réformes s’accompagnent d’orientations claires : meilleure connaissance géologique, digitalisation complète du cadastre, formalisation de l’artisanat minier, contrôle du quota d’emplois congolais dans les entreprises minières, protection de l’environnement et des droits des communautés locales.
